Le Parlement examine 100 € d’indemnisation pour 38 millions de Français

C’est vérifié ! Annoncé par Jean Castex en octobre pour faire face à la hausse des prix de l’essence et de l’énergie, 100 euros pour la France, c’est moins de 2 000 euros par mois, soit 38 millions de personnes, sera clairement vérifié par le Congrès ce mercredi. A droite comme à gauche.

Le projet de loi est inscrit dans le deuxième amendement de 2021, dit de “fin de gestion”, avec 39 voix après le dernier stand des législateurs LFI, qui apparaissent comme “un léger brancard” dans les indemnités d’inflation. A été adopté avec 12 voix. Parallèlement, la vice-ministre Agnès Pannier Lunachar a salué “des mesures faciles, rapides et efficaces” face à la hausse des prix, notamment de l’énergie.

Les allocations annoncées fin octobre doivent être versées aux salariés, indépendants, retraités, chômeurs, allocataires de minima sociaux, et étudiants bénéficiant de bourses de moins de 2 000 € par mois. A partir de fin décembre, cette prime de défiscalisation sera automatiquement versée au salarié par l’employeur (remboursée par l’Etat) début 2022, non requise dans aucune autre catégorie. N’importe quelle action.

“Gouttes d’eau” et mesures électorales

La gauche pointe du doigt des mesures telles que “cible temporaire et insuffisante” et “une goutte d’eau dans un baril de pétrole”. Emmanuel Macron a appelé à “retirer l’étiquette du président riche” et à “sortir un chéquier en bois” à l’approche de l’élection présidentielle, a déclaré Matilde Panott, chef de file des agents de LFI.

L’« urgence » de la mesure est celle du « temps de la campagne », et le groupe LR Marie Christine Dalos l’a également fixée. Elle pense que les dirigeants visent à “éviter la reprise des manifestations” dans la veine des gilets jaunes, quitte à augmenter le niveau de la dette nationale.

La droite et la gauche ont critiqué conjointement « l’injustice » : ne considérer que le revenu personnel pour les paiements de bonus, pas le revenu du ménage. Par exemple, une mère célibataire qui perçoit 2 050 € par mois ne perçoit aucune allocation par rapport à une personne bien mieux rémunérée, contrairement à un salarié qui touche 1 900 €.

Le Sénat a rejeté le projet

Le Sénat, dominé par les droits, a rejeté ce budget amendé pour une nouvelle lecture plus tôt dans la journée. Le Haut Parlement a voté en faveur de la “question préjudicielle” proposée par le rapporteur général du Budget Jean François Hasson (LR) et a rejeté le texte sans revoir l’article. Les sénateurs ont vanté les mérites d’appareils présentés comme « plus ciblés » plutôt que comme « des allocations inflationnistes ». Il prévoyait une majoration exceptionnelle des primes d’activité de 150 € et une allocation exceptionnelle de 150 € pour les bénéficiaires des minima sociaux et des allocations. ..