Le premier taxi autonome vendu en Chine


N.-É.Personne n’est là lorsque le volant de cette voiture bouge. Sans aide humaine, elle change de vitesse, s’arrête à un feu rouge et prend de nouveaux passagers. Ces voitures autonomes ont été les premières voitures autonomes. Pékin vient d’approuver l’utilisation commerciale le dimanche 28 novembre. Avec des capteurs montés sur le toit, ces SUV ne peuvent transporter que deux passagers à la fois, et les humains doivent toujours s’asseoir devant eux… prêts à saisir la poignée dans le cas improbable. Cette flotte de 67 taxis blancs n’opère actuellement que dans la banlieue sud de la capitale chinoise, à environ 10 kilomètres du centre-ville.

Et il faudra sans doute encore des années avant que la voiture circule sans intervention humaine et que la pleine autonomie se heurte à d’importants obstacles techniques et juridiques. Mais le feu vert donné jeudi au géant chinois de l’Internet Baidu et à la startup Pony.ai appartenant à Toyota est un grand pas en avant en soi.

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Les passagers utilisent l’application pour spécifier l’itinéraire qu’ils souhaitent emprunter. Il est ensuite récupéré par un véhicule équipé d’électronique et surmonté d’un radar en rotation. Dans l’environnement parfois chaotique des rues de la capitale, les véhicules accélèrent, freinent et changent en toute sérénité.

Les passagers utilisant ces véhicules nommés “Apollo Go” peuvent être pris en charge et transportés depuis 600 points fixes ou jusqu’à 600 points fixes. Tarif 6km pendant la période d’essai en cours : Environ 2 yuans (moins de 30 centimes d’euros) contre environ 38 yuans pour un taxi classique. Les fabricants nationaux et les géants du numérique se font concurrence pour profiter de ce débouché.

En plus de Baidu, AutoX et Didi (équivalent d’Uber en Chine), soutenu par Alibaba, testent également des robots dans plusieurs villes de Chine.