Le Secours Catholique rapporte qu’en 2020, environ 10 % de la population fréquentait les soupes populaires.

La phrase d’ouverture du rapport annuel du Secours catholique est amère. Au milieu de la douleur de tous ceux qui frappent à la porte de l’association. C’est ce que l’auteur explique rapidement dans un bloc de près de 150 pages. « Des émissions de cuisine rassemblent toutes les générations devant la gare. (À la télé).. On dit que la France est un pays où les gens vivent beaucoup. Cependant, la pandémie de Covid reste une image impressionnante des rangées devant le centre de distribution alimentaire. En 2020, en France, jusqu’à 7 millions de personnes ont eu besoin de l’utiliser. “C’est-à-dire que près de 10 % de la population française n’a d’autre choix que de faire la queue pour les soupes populaires”, prévient Jean Merckaert, l’un des collaborateurs de Sequours Catholique. “La demande va encore augmenter en 2020”, ajoute-t-il.

« La pauvreté n’augmente pas ! », martèle les cadres. Des porte-parole du gouvernement, comme Gabriel Attal, affirment que les « mesures » prises dans le cadre du « coûte que coûte » sont contre ceux qui sont les plus difficiles. Il a rappelé qu’il avait atténué les effets de la crise. Et pour preuve, dans ces tentatives de micro-simulations, en effet, l’Insee, qui n’a pas observé d’augmentation de la pauvreté en 2020, est stable à 9,3 millions.Cependant, l’Institut de la statistique statistique sous tutelle du Ministère de l’Economie et des Finances Cependant, nous reconnaissons que la crise sanitaire a peut-être eu un impact plus important sur les personnes les plus vulnérables. C’est exactement le constat de terrain fait par le Secours Catholique. “La pandémie exacerbe souvent l’intensité de la pauvreté que nous avons déjà connue”, écrit l’auteur du rapport.

Budget moyen de 537 €, en baisse par rapport à 2019

Il y a de nombreux signes alarmants dans ce rapport annuel. C’est un véritable baromètre de 25 ans de pauvreté réelle en France. Plus de la moitié de ceux qui ont demandé une aide alimentaire l’ont soit demandé pour la première fois en 2020, soit sont revenus quelques années plus tard. « Seuls les accidents de la vie, les maladies, les séparations, l’emploi et la perte de revenus tombent dans la pauvreté », rappelle Jean Mercato. Etudiants les plus défavorisés, indépendants, retraités, chômeurs, mères célibataires, salariés, surtout à temps partiel, cette longue liste vous met en chômage partiel… grave insécurité alimentaire. En d’autres termes, ils ne mangent pas régulièrement pendant la journée.

Autre donnée préoccupante, le budget moyen des personnes ayant utilisé le Secours Catholique. Vivant à 537 euros par mois, contre 543 euros en 2019, bien en deçà du seuil d’extrême pauvreté (739 euros). Deux des trois ménages sont en dessous de ce seuil. « C’est quasiment impossible de gérer un budget d’un peu plus de 500 euros comme le RSA. Il faut un revenu décent comme toutes les associations le demandent depuis des années. De la dignité. Problème ! » interroge Jean Merckaert.

Pour le pourcentage de ménages sans ressources, (Parce que vous n’êtes pas éligible au chômage, au RSA, aux allocations sociales, etc.) Les bénévoles se sont rencontrés et se multiplient. Il atteint 22 % en 2020, contre 14 % en 2010. Plus de la moitié des étrangers qui ont fait appel au Secours Catholique n’ont aucun revenu.

Rapport du Secours catholique contre la pauvreté
Rapport du Secours catholique contre la pauvreté

La hausse des prix de l’énergie n’a pas encore été envisagée

Sans surprise, ce manque cruel d’argent pour vivre conduit à beaucoup de privations. “Quand les revenus suffisent à peine à payer le loyer, la santé, les dettes, les retraites… ou quand on doit faire face à un imprévu (Comme la panne de la cafétéria de 2020), On commence par l’alimentation et le chauffage pour réduire la part variable des dépenses », explique l’auteur du rapport.Dans la perspective des loyers, la part des impayés augmentera également en 2020 (42% de factures impayées contre 40% en 2019) : En 2020, le total sera de 777 euros, contre 756 euros l’année précédente.

La hausse actuelle des prix de l’énergie a également suscité des inquiétudes quant au pire de l’hiver. “Il y aura un effet de report reconnaissable en 2022”, a déclaré le directeur du Secours Catholique. Des indicateurs très politiques attendus en 2022 (septembre) après la présidentielle…