Le terrible travail des enfants en Syrie dans les ferrailles et les raffineries

Chaque matin à 6 heures, il se rend au travail, où il fait fondre du métal toute la journée dans un grand chaudron extérieur. Le soir, il rentre chez lui et s’assure que son frère et sa sœur ont fait leurs devoirs et préparé leurs repas.

“”je suis leur mère et leur père“Il a déclaré à l’AFP, qui s’est couvert le visage et le corps de suie, dans une casse de la ville d’Al Bab, dans le nord de la Syrie.

“”Je ne peux pas me faire voler mon école comme je le fais, alors je fais de mon mieux pour continuer à étudier.“”

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Environ 2,5 millions d’enfants ont terminé leurs études et 1,6 million risquent d’abandonner l’école après une décennie de guerre en Syrie, selon l’UNICEF pour commémorer la Journée internationale des droits de l’homme le 20 novembre. Je le suis.

Selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), 9 enfants sur 10 vivent dans la pauvreté et plus de 5 700 (dont 7 enfants) sont recrutés pour participer aux combats.

En raison du manque de données officielles, on estime que le nombre d’enfants travailleurs n’a cessé d’augmenter depuis le début de la guerre en 2011.

-“”Souffrant comme moi“-

“”Il est clair que le travail des enfants augmente en Syrie en raison de l’aggravation de la crise économique du Covid-19 (…)“La porte-parole de l’UNICEF Juliet Tohma a déclaré à l’AFP.

Elle a dit que les enfants travaillant en Syrie ont ditAbsolument terrifiant et terrible“.

Mohammad Makzoum, une ville djihadiste et dominée par les rebelles de Maarat al-Numane à Idlib, a terminé ses études à l’âge de neuf ans pour aider sa famille après la mort de son père dans un bombardement du gouvernement. ..

Il y a deux ans, il a perdu sa mère au combat.

Il s’est enfui avec ses deux frères et sa sœur vers la ville d’Al Bab, sous le contrôle de la milice syrienne Proturku. Une petite famille vit dans un deux pièces plein de balles avec des matelas.

Son revenu hebdomadaire ne vaut que 5 dollars, mais il parvient à nourrir ses frères et sœurs et à acheter des fournitures scolaires.

“”Je travaille pour eux. Je veux que tu sois médecin ou enseignant au lieu de souffrir comme je le fais.“”

Cependant, il est peu probable que de nombreux enfants syriens mènent une vie décente.

C’est Ameral-Chaybane. 12 ans. Il travaille dans une raffinerie temporaire à Albab.

Vêtu d’un manteau noir et d’un chapeau rouge pour se protéger du froid, il s’agenouille dans la boue et sort un morceau de charbon entassé dans un sac en plastique. Il se plie sous le poids du sac et porte le sac pour alimenter le four, qui émet des gaz toxiques.

-“”Rêve brisé“-

“”Je rêve d’aller à l’école avec mon cahier et mon crayon.Mais je suis obligé de travailler« Amer, qui n’a jamais appris à lire et à écrire, a déclaré.

Rencontrez l’AFP à la raffinerie et dites qu’il est le principal soutien de famille.

“”Je travaille à la raffinerie été comme hiver pour aider mes parents. Ma poitrine me fait toujours mal à cause de la fumée.“”

Lorsqu’il a terminé son travail, il se rend à un camp de personnes déplacées à côté où il vit avec ses parents et ses cinq jeunes frères. Son frère a été tué dans un bombardement du régime près d’Alep.

Son père souffre de diabète et d’obstruction artérielle, et sa famille gagne peu d’argent avec ses 5 $ par mois.

Nadim Arunako, 12 ans, l’aîné de quatre enfants, a abandonné l’espoir de retourner à l’école il y a deux ans pour aider le père du forgeron.

Il utilise une lampe torche à quelques centimètres de son visage pour mouler des casseroles et des poêles dans une petite forge à Albab.

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“”Aujourd’hui, l’école n’a plus rien à voir avec moi (…) La guerre a brisé nos rêves.“”


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Frédéric Filloux est chroniqueur à L'Express et rédacteur en chef de Monday Note.Frédéric Phillow

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Robin Rivaton, essayiste, membre du Conseil d'évaluation scientifique de la Fondation pour l'innovation politique (Fondapole).Robin Rivaton