Le trésor irremplaçable du Parti communiste français


On ressemble à un bunker. Le sous-sol du siège du Parti communiste français (PCF), construit par Oscar Niemeyer au cœur du quartier de Belleville à Paris, semble conçu pour résister aux bombardements. Ce cas concret protège de toute façon des trésors incroyables.

En effet, jusqu’au 22 janvier, environ 150 tableaux exceptionnels seront exposés dans le cadre d’une exposition célébrant le 100e anniversaire de la fête. L’anniversaire a changé en raison de la crise sanitaire. Elle prend la forme de cette exposition rétrospective, qui prouve que des dizaines d’artistes internationaux ont assisté à la fête aujourd’hui.

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« L’histoire des rencontres entre les artistes visuels et le PCF est inestimable, souligne Pierre Rolland, secrétaire national du PCF. Lors de la fameuse Conférence de Tour, née en décembre 1920, le mouvement marxiste-léniniste battit très tôt les intellectuels. Et de nombreux artistes ont rejoint les rangs. à l’intérieur de ça ? Designers de premier plan : Bien sûr, non seulement Pablo Picasso, mais aussi Fernand Léger, Alberto Giacometti, André Masson et Marcel Duchamp.

Travail dédié

« Si tous ces peintres ne reçoivent pas la carte du parti, ils sympathiseront avec son combat », révèle Renaud Faroux, le commissaire de cette exposition avec Yolande Rasle. Certaines personnes fournissent des images aux dirigeants. Ces œuvres, reversées à la division Ile-de-France du parti, forment un fonds unique. Au cœur de cette rétrospective se trouve la collection d’une cinquantaine de tableaux (d’autres loués par le musée). Ces peintures, dessins, sculptures, sculptures et photographies incorporant des thèmes sociaux ou politiques sont fermement contenus dans ce que l’on appelle communément « l’art engagé ».

En particulier, trois travaux le prouvent. La première est l’une des six versions de la célèbre Joconde “modifiée” de Marcel Duchamp. “Accordé LHOOQ [le jeu de mots peut à la fois se lire comme « elle a chaud au cul » et se prononcer à l’anglaise comme « look », « regarde »]Ce ready-made de 1930 a longtemps appartenu à Louis Aragon qui le céda à Georges Marchais à sa mort. En le cédant à la fête confiée au Centre Pompidou, le plus grand nombre peut en bénéficier », a déclaré Renault Farrow. Où la politique peut-elle se blottir ici ? “Nous voyons qu’il y a des attentes de discussions sur les questions de genre, telles qu’exprimées aujourd’hui”, a répondu le secrétaire.

Camarade Pablo (Picasso)

Deux Picasso côtoient cette œuvre surréaliste. Tout d’abord, c’est la plaque de cuivre gravée qui sert de matrice de gravure qui représente le vice Marcel Cachin. Ce travail a été fourni par sa fille à la Fédération parisienne du PCF. C’est aussi une lithographie signée et numérotée pour commémorer le couple Rosenberg, qui ont été exécutés aux États-Unis le 19 juin 1953 pour un « espion au profit de l’Union soviétique ».

Une grande tapisserie accrochée à un mur de béton nu est signée Fernand Léger.Il présente un texte avec des illustrations de poésie Liberté D’après Paul Eluard, dont le masque mortuaire règne dans la fenêtre de droite. La plupart des peintures et sculptures datant des années 1940 et 1950 condamnent la guerre-telle. Oradour (douleur) André Masson, Guernica René Iché, ou une série Massacre Selon Talcourt. D’autres évoquent les camps d’extermination (Décès de Danielle Casanova A Auschwitz, en mai 1943, la crainte d’une grande toile de Boris Taslitzky, ou d’une apocalypse nucléaire pendant la guerre froide, s’exprime ici.

Du réalisme socialiste à l’abstraction

Cependant, l’œuvre de l’artiste décrit également la vie quotidienne de la « classe populaire » dans cette veine du réalisme socialiste qui prévalait en Union soviétique à l’époque. De nombreuses toiles représentent des ouvriers des usines d’André Lhote et d’Edouard Pignon, ou des Parisiens qui tiennent le marché avec André Fougeron.

En se concentrant sur l’abstraction, l’attachement de l’artiste au PCF disparaît rapidement. Seul le titre évoque le lien entre les œuvres suivantes et le communisme. Comme cette très étonnante composition géométrique d’Auguste Herblin, elle était censée évoquer les personnalités de Lénine et de Staline en 1948. “Toile révélant un nouvel alphabet symbolique imaginé par des artistes pour tenter de réinventer le monde” a cosigné le catalogue de cette belle exposition qui suit le chemin des arts plastiques séduits par les idéaux communistes.Analyse Yolande Rasle à faire.

* Exposition “La liberté comme art” Siège du Parti Communiste Français : Porte d’entrée C, 6e rue Maturin Morrow, 19e arrondissement de Parise.. Entrée gratuite du mercredi au samedi de 14h à 18h. Un pass sanitaire est obligatoire. Jusqu’au 22 janvier.