L’Ecobook de cette semaine : Amener le capitalisme libéral au bon endroit

Argent et capital : une nouvelle économie patrimoniale

Par Laurent Berrebi.

Odile Jacob, 357 pages, 27,90 euros.

Service limité. 2 mois pour 1 € sans engagement

Note L’Express : 3/5

Laurent Berrebi n’est certainement pas le premier à dresser un bilan au-delà du mix de performances financières capitalistes fixé au début des années 1980. Cependant, le démontage de chaque engrenage de ce mécanisme complexe est ici chirurgical.

L’ancien directeur d’études économiques de Groupama Asset Management, qui utilise également un vocabulaire technique, montre que les marchés financiers tirent progressivement le cycle économique, et pas seulement l’emploi et les salaires. L’inflation n’est plus sur Main Street, mais à Wall Street, où une banque centrale éclatante gonfle une bulle qui continue de lutter contre les baisses de taux d’intérêt et les injections de liquidités… elle n’a fait qu’alimenter la prochaine bulle de riz. En créant beaucoup plus de dette à l’arrivée que de croissance…

Au passage, il montre comment la banque centrale a fait sauter tous les talus intellectuels qui ont conduit à leurs actions et a progressé au point de prêter énergiquement de la dette publique qui n’est soudain plus devenue un problème…

Remettre le capitalisme libéral sur la voie d’une croissance durable

La stratégie précipitée s’inquiète pour Laurent Berebi et l’impact sur la société. Le plus important d’entre eux est l’inégalité croissante. Parce que les marchés financiers jouent sur des montagnes russes, ct est un héritage de la finance ou de l’immobilier. Plus qu’un travail qui crée de la prospérité pour chaque personne. C’est misérable pour ceux qui ne le font pas… environ 90 % de la population mondiale. Par conséquent, la politique monétaire actuelle ne fait qu’exacerber ce paradoxe de pauvreté abondante, et donc en augmentant les inégalités, en fragilisant la classe moyenne, et en alimentant le vote extrême dans notre société.

Alors comment s’en sortir ? Actuellement, le courant dominant de la pensée économique n’apporte pas de réponse. La théorie néoclassique, épine dorsale de l’analyse prédominante d’aujourd’hui, s’appuie excessivement sur la capacité du marché à s’autoréguler.

La théorie keynésienne identifie clairement le potentiel de déstabilisation de l’économie par la surcharge budgétaire. Il n’en demeure pas moins qu’elle a été incohérente avec les faits tout au long de la seconde moitié du XXe siècle. Et l’approche des actifs financiers qui privilégie le taux de rendement des actifs n’est plus adaptée à un monde où le taux de retour sur investissement est moins important que la valorisation.


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