L’école : un culte de nos héros leaders politiques


VSCe sera sa “première décision” et “très symbolique”. « Le 10 novembre, nous déclarons « Journée des héros pour faire la France » dans toutes les écoles. « Le 8 novembre, sur le plateau de LCI, la candidate des Républicains à l’élection présidentielle, Valérie Pécrès, a insisté sur le fait qu’il a « donné un modèle aux enfants » à travers la gloire du pays.

Son objectif était ambigu. Mais c’est l’initiative coutumière des responsables politiques, qu’ils soient à la campagne ou non, de manier les hochets iconiques de grandes figures que les écoles devraient (re)capturer. Il faut dire que ce procédé offre l’opportunité d’être à la fois héritiers et héritiers de ces personnes, à moindre coût, autour de « l’histoire nationale » et par extension de soi.

Sélection de personnage

Encore faut-il bien les choisir. « Il devient de moins en moins évident de prétendre être un personnage historique, estime Isabelle Veyrat-Masson, directrice de recherche au CNRS et spécialiste de la communication médiatique et de la mémoire collective. « Son premier critère, c’est sa modernité, autrement dit, il « parle toujours » aux Français.

Mais, « si les sondages le montrent dans les années 50, il n’y a pas de mal à citer des personnages historiques qui les inspirent, comme Napoléon et Jeanne d’Arc. A partir des années 80, ils ont l’actualité politique et les Etats-Unis. le président, précise-t-elle. Seul le général Dogor, figure historique populaire et ambiguë, a encore leur soutien.”

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Aussi, au lendemain des discussions avec ses pairs, Valérie Pécrès semble avoir déjà affiné son projet. Et dans le tweet, les candidats aux nominations LR sont précisés comme suit. C’est ainsi que l’on retrouve la fierté de la France. J’étais à Colombe ce matin et j’ai rendu hommage au général de Gaulle. “”

“Tour historique de France”

Mais avant elle, les dirigeants politiques creusaient plus vigoureusement dans le rebord de l’histoire. Annonce d’une révision du programme scolaire qui offre l’occasion de se faire reconnaître par plusieurs personnalités.

Ainsi, François Bayle, alors ministre de l’Éducation nationale, avait 22 personnages historiques (Vercingétorix, Marie Curie, etc.) qui avaient l’intention de figurer dans le manuel “Tour de France historique” en 1995. Choisi Jean Moulin). L’historien Claude Rurievre. Une initiative publiée que certains successeurs de Rue de Grenelle reconstitueront à leur guise.

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Cependant, François Fillon a annoncé en 2017 qu’il aimerait réécrire le programme d’histoire scolaire et qu’il aimerait réécrire le programme d’histoire scolaire. Il revendique à tort le rôle de « Jeanne d’Arc, Clovis ». « Voltaire et Rousseau » se seraient passés en silence.

La figure de la victime

L’initiative est “plutôt à droite”, et Isabel Bayrat Masson a déclaré à cet égard : droit. “”

Ainsi, Nicolas Sarkozy s’est également invité au pays de Clio, égérie de l’histoire mythologique grecque. Il vient d’être élu et annonce en mai 2007 qu’il est obligé de lire la lettre écrite par Guy Môquet dans tous les lycées avant l’exécution des Allemands en 1941. 11 000 victimes de l’Holocauste. Les initiatives jugées « macabres » par les enseignants et les observateurs sont abandonnées pour réduire le travail personnel et s’étendre aux enfants sauvés et aux justes.

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Mais pour Isabelle Veyrat-Masson, cela montre bien les “nouvelles tendances de fond” plus largement observées “hors les murs” de l’école. “Maintenant, quand on cherche un héros, c’est moins [l’image] Plus que celle du vainqueur ou du sauveur, la victime qui s’impose.” Et de préciser : « S’il n’y a pas de guerre dans notre pays, les histoires centrées sur des figures héroïques au sens militaire du terme perdent peu à peu leur sens, et on devient naturellement plus personnel. Regardez la personne.

Identité

Surtout, des héros “dignes” et “nouveaux” désignent des experts “pour ce que leur destin symbolise aux yeux de l’histoire, pas le destin du pays”. Et le moyen par lequel les politiques, dont les choix sont si dépendants des critères qu’évoquent la personne choisie, créent un ressort fort : « l’identification ».

“On veut désormais plus d’identité qu’une projection de la divinité gardienne”, explique Isabel Beyrat Masson, et les responsables politiques l’ont bien compris. “Mais,” ils doivent toujours penser “plus grand” qu’eux-mêmes, s’appuyer sur des personnages qui peuvent capter un peu de cette lumière, et se placer… “