Les livres à ne pas manquer : Gérard de Cortanze, Muriel Magellan, Elena Mariensuke


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Roi qui voulait voir la mer

Par Gérard de Cortanze.

Alban Michel, 243 pages, 19,90 euros.

Service limité. 2 mois pour 1 € sans engagement

L’Express Note : 3/5

Juin 1786 : Louis XVI a des fourmis aux pieds. Croyez-le ou non à l’ère du tourisme de masse, le roi n’a jamais voyagé à 31 ans. Il n’a jamais quitté Versailles depuis le sacre de Reims. A l’exception de Marli, la France est pour lui une terre inconnue. Mais ce qui lui manque, ce n’est pas la curiosité. Passionné par le voyage et le voyage du capitaine Cook après avoir lu l’histoire, et voulant enfin voir l’océan, ira-t-il aux îles Sandwich ? Plus prudemment, il décide de se rendre à Cherbourg pour visiter le chantier de construction du remblai. Gérard de Cortanze raconte dans son nouveau roman cet épisode méconnu du règne de Louis XVI.

Louis XVI est trop souvent considéré comme un monarque dodu, indifférent et maladroit jouxtant les simples. Cortanze met en lumière le côté rêveur de ce voyageur immobile prêt à quitter le salon confiné de la cour pour découvrir le grand large. Lorsque je me suis arrêté en chemin chez le duc d’Harcourt, j’étais fâché que le duc d’Harcourt mette de petits plats dans de grands plats. Il entend échapper au Protocole et approcher son peuple. Dans une grande scène, on peut le voir donner généreusement une pauvre femme enceinte. Les Français le lui rendent et le félicitent en chemin. S’il n’y a pas de bain de mer, Louis XVI a le droit de se baigner. 1786 est-elle l’année de la « Bourbon Mania » ? Même les héritiers de la famille Capet ne sont pas loin du Rock Capitol de Tarpeia. Trois ans après ce court moment de popularité, il l’a appris à ses dépens… Louis-Henri de La Rochefoucauld

Le roi qui voulait voir la mer

Le roi qui voulait voir la mer

Michel Alban

géants

Par Muriel Magellan.

Mialet Barrault, 286 pages, 19 euros.

L’Express Note : 3/5

Laura passe des jours paisibles à Marmande. En effet, elle et son mari ont du mal à mettre leur enfant enceinte. Mais les jeunes femmes ne sont pas pressées. Excitée par le travail comptable de son mari, elle utilise son temps libre pour entretenir sa maison et assouvir sa passion presque exclusive pour les romans japonais. Interviewer l’un de ses écrivains préférés, Takumi Kondo, fait exploser l’étendue de sa culture littéraire. La discrète Laura est prudente au début et est prête à profiter de ce moment fort. Et un matin, ses pieds ont du mal à rentrer dans des chaussons en satin rose. Il y a aussi ce ventre qui a l’air plat tous les jours, la forme arrondie des épaules, qui est clairement rebondie, et les jambes qui paraissent longues.

A la surprise de son médecin, Laura grandit. au sens propre. Chaque centimètre, il y a des moments où la petite joufflue, ici la “femme”, ne cesse de se transformer en une créature remarquable.Très vite, cette histoire ressemble à ça Agréable livre La douceur est profondément obscurcie, mais elle est aussi cruelle. La poésie puissante abonde dans cette illustration mouvementée provoquée par une femme qui se déploie, dépasse et déborde. Bref, qui se libère. Quitte à lire de temps en temps en diagonale un extrait du journal de Muriel Magellan, on ne lève plus les yeux de ce roman de repli agaçant. En dépit d’être dispersé dans la fiction qu’il raconte sur Genesis, il a établi un tennis de table littéraire intéressant. Pauline Rédac

géants

géants

Miare Ballart

Presque toutes les femmes

Par Héléna Marienské.

Flamalion, 464 pages, 22 euros.

L’Express Note : 3/5

Elle enlève son masque et appelle cela une expédition autobiographique, ce qui est impressionnant de vivacité, de candeur et de courage… “Je suis un caméléon. Je coule d’une identité à l’autre”, a déclaré la romancière. Héléna Marienské écrit (Singe rhésus, Fantaisie-Sarabande…) Dans cette confession saisissante, elle dit tout, la tranquillité, les zigzags de la vie, les interdits sexuels et les rencontres multiples, familiales et passionnelles, bénéfiques ou douloureuses, toujours baroques. Sa vie est un tourbillon. Née de Natalie Galan, fille d’un enseignant « pratique communiste » à Montagnac dans l’Hérault, Elena a d’abord connu l’homosexualité à l’âge de 20 ans avant d’épouser High Roller et de divorcer rapidement. Elle sort aussi rapidement d’une étude préparatoire, notamment en tant que “Mamel and the Stupid Bimbo”, comme la Coco Girl au spectacle de Stephen Corallo. Et à l’aube de ses trente ans, un nouveau zigzag a été poussé par son psychologue providentiel. Elle a remis un recueil de lettres et enseigné en ZEP sous un nouveau nom pendant 15 ans (une délicieuse histoire qu’elle a d’abord été assignée à Montreuil en septembre 1994 devant un terrible 3eB). Après, je me concentrerai sur l’écriture.

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Côté Coeur, c’est toujours très dérangeant. Mère de deux filles, mariée au sacré Olivier qu’elle aime toute sa vie, la quarantaine est à nouveau irrésistiblement attirée par les femmes. Colin, Naomi, Lilas, Victor, Erica, Venice, Leonora… les aventures continuent les unes avec les autres, non sans conflits. Mais parmi toutes ces maîtresses bisexuelles -ou “bi-frottements” qu’elle aime s’appeler-elle avoue que le pire, c’est l’écriture. Une maîtresse “gourmande et tyrannique” qui ne rompt jamais avec elle. Marianne Payo

Presque toutes les femmes

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Flamaillon


Louis-Henri de La Rochefoucauld, Pauline Leduc, Marianne Payot


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