Les Russes sont-ils vraiment des « destroyers spatiaux » ?


N.-É.Comme l’ont dit de nombreux gouvernements, dont les gouvernements américain et français évoquant des « destroyers spatiaux », le lancement réussi de missiles anti-satellites par la Russie, lundi 15 novembre, a exacerbé les tensions avec Moscou.Un ancien satellite espion électromagnétique russe a été détruit : il Cosmos 1408, Sorti en 1982, appartient à la série Tselina-D et est désormais obsolète. Cet impact produit plus de 1 500 gros débris, dont certains restent en orbite pendant plus d’une décennie.

La NASA menace le quotidien déjà bien chargé de sept locataires de la Station spatiale internationale (ISS), dont deux Russes, et pourrait piloter des satellites civils et militaires pour raccourcir leur vie en Russie.J’ai vivement critiqué l’attitude. Le but du Kremlin était de démontrer sa capacité à détruire des objets en orbite, comme l’ont déjà fait la Chine, les États-Unis et l’Inde.

Les missiles russes sont lancés à partir de systèmes mobiles plus difficiles à détecter et à neutraliser que les bases fixes, détruisant des cibles à 500 km d’altitude, avec certains débris à des altitudes plus élevées et d’autres à des altitudes plus basses. Par conséquent, la pollution est importante dans les orbites largement utilisées par des appareils individuels tels que les satellites d’observation de la Terre (y compris les satellites militaires), l’ISS (à 400 km) et le drone spatial X37-B de l’armée américaine. Or, selon nos informations, cette dernière n’est actuellement pas en orbite menacée par des débris.

Plus dangereux que les États-Unis, mais plus dangereux que la Chine

En comparaison, le lancement d’essai en 2007 des missiles anti-satellites chinois a été beaucoup plus dévastateur pour l’environnement spatial. Ciblant un ancien satellite à 800 km d’altitude, il a produit plus de 3 500 débris critiques entre 175 et 3 000 km. Niveau de la mer. L’incendie américain de 2008 a limité les dégâts avec des cibles à une altitude de 247 km et 169 débris, et s’est effondré rapidement dans l’atmosphère. Les tirs de l’Inde en 2019 ont tiré sur des cibles à une altitude de 275 km, produisant environ 100 débris, tous se sont effondrés aujourd’hui.

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Des fragments de la fusillade russe du 15 novembre 2021, survenue après plusieurs tirs d’essai depuis 2015, ont une inclinaison de 80 degrés (par rapport au plan équatorial terrestre), mais l’ISS est à 50 degrés, ce qui représente le risque que la station rencontrer des débris associés à ce plan. Néanmoins, les manifestations russes sont un acte très dangereux, “irresponsable” selon le gouvernement américain, et l’univers est déjà saturé de débris que les agences spatiales du monde entier ne savent pas comment enlever.

Les débris spatiaux sont un enjeu majeur pour l’avenir du secteur spatial. Des dizaines de millions de débris orbitent autour de la Terre, et des centaines de milliers de débris sont assez gros, dépassant les deux centimètres. L’énergie cinétique peut être utilisée pour écraser les modules des satellites et de l’ISS. Ensuite, le syndrome de Kessler fait le reste. Détruire un objet déclenche rapidement une réaction en chaîne, détruisant tout sur son passage. Les premières minutes du film la gravitéCependant, sur une échelle de temps de semaines au lieu de minutes.