“Les socialistes ne sont pas très malins” : “Grincheux” à gauche, Yannick Jado

La rencontre a eu lieu à la brasserie Le Zeyer, rue d’Alésia à Paris. Fin octobre, Yannick Jado met en place ce qu’il appelle le “Cercle de confiance”. Il s’agit d’un petit groupe secret qui se veut des Verts, spectateur de l’écologie européenne. Il y a son directeur de campagne Munir Satouri, sa porte-parole Eva Sas, l’élu parisien David Verial, Pascal Bliss, et le communicant Dennis Pingo. Excusez-moi, François Ramie, il est en vacances. Le premier tour de table met les pieds dans l’assiette : le jeune homme manque à l’appel et la primaire populaire peut y remédier. “A moins que vous ne vouliez pas être président et que vous n’exposiez pas les participants, vous pouvez le faire sans association primaire. Vous y allez, mais vous posez les conditions et insistez sur Hidalgo et Mélenchon, et là. Vous apparaissez comme une unité de gauche.Jadot ouvre la bouche et décide: “Ce n’est pas le cas. Peut-être que je ne veux pas donner l’impression que je ne partirai pas éternellement”, a déclaré le candidat. Fermer l’interdiction.

Ne lui parlez pas de la primaire populaire, qui aura lieu fin janvier, trois mois plus tard. Devant le brave qui lui pose encore des questions sur le problème, il hurle, tape du poing sur la table, et gémit avec un gros soupir. En interne, peu de personnes osent aborder le sujet devant lui. Les candidats écologistes à l’élection présidentielle se doutaient que ces grandes histoires allaient occuper l’espace médiatique pendant un certain temps, mais à partir de là, ils ont pollué sa campagne… Mi-décembre, Anne Hidalgo lui-même a mis des pièces dans la machine en les déclarant toutes pour la organisation votante à départager entre eux uniquement si le député européen EELV y participe.

“Les socialistes ne sont pas très intelligents”

N’est-ce pas lui qui a proposé il y a un an un moyen de rassembler les ténors de gauche pour construire un projet commun pour l’élection présidentielle ? Anne Hidalgo se souvient être sortie de la deuxième rencontre. Pourquoi a-t-elle changé d’avis alors qu’elle ne l’irritait pas et ne lui faisait pas faire quelque chose de mal ? “On a compris l’opération. C’est impoli. Se débarrasser de Yannick comme personne qui refuse le rassemblement. Ils oublient qu’on l’a proposé plusieurs fois et puis se moquent de nous. Avec moins de 5% de candidats, les socialistes ne sont pas très intelligent », a déclaré Yannick Jado, qui a avoué qu’il était désespéré par « une obsession pour une école primaire non récurrente » et a parlé davantage de son projet. Exaspéré les cadres de campagne en leur demandant de le faire.

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Mais en décembre et janvier, rien d’autre n’a été imprimé. Le 17 décembre en était le symbole. Ce jour-là, un écologiste conseillait aux médias d’annoncer ses démarches sur les questions de travail et d’augmentation du Smic, mais le malheur frappe encore à la porte : Christiane Taubila veut être candidate pour elle. J’ai choisi ce jour pour annoncer mes aspirations. sélection. 7 janvier Insoumis : Il présente ses démarches pour “maintenir la liberté de la presse” face à “l’intensification de la concurrence avec Gaffam”, mais l’esprit est ailleurs, notamment Taubila. Pris la veille, il s’était rapproché un peu plus de la course à pied.

“Qu’est-ce qui vous inquiète!”

Quelques jours plus tard, chez Mike à l’Inter français, il affirme avoir refusé de rejoindre la primaire populaire de gauche avec un slogan contre les violences sexuelles faites aux femmes. Un écologiste a déclaré : ” C’était vraiment très bête de dire ça… Déjà on a pu éviter les remous dans l’affaire Hulot, il provoque. ” En attendant, on observe la frustration de Yannick Jadot en souriant. Ils ont trouvé son surnom. “Grinch” porte le nom de ce Boogeyman vert toujours de mauvaise humeur qui déteste les fêtes de Noël.

Incontestablement, Yannick Jado ne laisse que sa voix et quelques phrases meurtrières. Il les a récemment augmentées, notamment à Anne Hidalgo et aux socialistes. Devant le coucher de soleil sur les montagnes de Gournoble jeudi, il fait une blague avec mépris de lui-même. “Cette décoration rose vous est offerte par Anne Hidalgo. Profitez-en, ça ne durera pas longtemps.” Beaucoup, y compris au sein d’EELV, ont dit que c’était “ennuyeux” ou “mauvais”. pense même. En privé, Julian Bayeux en dit plus.

L’ambition de Julian Bayeux

“Il veut être président, mais il mène une campagne électorale départementale… de quoi avons-nous peur !”, n’hésitez pas à vous faire élire EELV. Au fil du temps, l’aventure de Jadot “l’ennuie”, dit-il. Cela ne sert à rien. Les candidats écologistes ont les deux pieds sur le ciment des sondages, stagnant à 7-8% d’intentions de vote et n’approchant jamais la norme emblématique des 10%. “Il n’y a pas d’élan ni de dépression… même ses sondages sont ennuyeux”, ridiculise la petite campagne.

Express

“Le problème n’est pas le vote de Jadot, mais le vote coupable pour la défense du climat”, a déclaré Julian Bayeux à L’Express avant Noël. Le patron d’EELV, fidèle à l’élection anti-présidentielle du parti, est plus attiré par les législatives que par la présidentielle. “Julian est bien conscient que Janick ne va jamais à l’Elysée. Le plus important pour lui, c’est de lui donner un score historique. 7% lui suffisent !”, analysent les anciens Verts. “Et surtout de finir devant le PS !”, ajoute-t-il. Car telle est l’ambition d’EELV et de Julien Bayou. A gauche se trouve un groupe parlementaire cohérent pour établir l’hégémonie écologique. Le PS est menacé d’une défaite historique, et Jean-Luc Mélenchon en est maintenant ou jamais à sa dernière élection présidentielle. Plan avec ou sans Yannick Jado.


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