L’INSEE prévoit une baisse de la population de la France à partir de 2044


N.-É.La population de la France devrait continuer de croître jusqu’en 2044, mais selon le dernier bilan rendu public par l’Insee ce lundi 29 novembre, la population diminuera après ce jour fatidique. Les résultats de cette étude, prévue pour 2070, montrent que si la fécondité et le solde migratoire restent aux niveaux actuels, le vieillissement des populations réduira les effectifs.

Cette hypothèse dite « centrale » exige que le nombre de naissances reste supérieur au nombre de décès jusqu’en 2035, après quoi la contribution des immigrés permet à la population de continuer à croître légèrement – un bilan naturel. 69,3 millions d’habitants en 2044.

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Plus de personnes âgées

Puis, après 2044, le solde migratoire ne suffira plus à compenser les décès excessifs à la naissance, et la population devrait commencer à décliner.

Dans moins de 50 ans, en 2070, la France devrait compter 68,1 millions d’habitants. C’est légèrement au-dessus des 67,4 millions d’aujourd’hui, mais la pyramide des âges est très différente. On compte désormais 5,7 millions de personnes âgées de 75 ans et plus et 5 millions de personnes âgées de moins de 60 ans. Ces prédictions sont basées sur l’hypothèse que le taux de natalité reste aux niveaux actuels, soit environ 1,8 enfant par femme.

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La France pourrait perdre des millions d’habitants

Si ce taux passe à 2,0, la France comptera 4,1 millions d’habitants de plus dans 50 ans que dans le “scénario central”. A l’inverse, s’il descend à 1,6, le nombre d’habitants en 2070 diminuera de 4 millions.

Retenir d’autres hypothèses sur le solde migratoire et l’espérance de vie peut conduire à des résultats très différents. Cela augmentera la population totale en 2070 du pire de 58 millions à 79,1 millions avec tous les développements favorables combinés. », selon l’INSEE.

Scénario « inévitable »

Plus proche de l’horizon, en 2040, les prévisions des experts dressent le scénario “incontournable” du “vieillissement continu de la population”.

En fait, cette évolution est « particulièrement dépendante du passé, c’est-à-dire qu’elle dépend de l’augmentation déjà en cours de l’espérance de vie et de l’augmentation de l’âge de la génération déjà née, en particulier des baby-boomers ». L’auteur de l’étude.

Quelles que soient les hypothèses retenues, le « ratio de dépendance démographique », c’est-à-dire le rapport entre les 65 ans et plus (majoritairement retraités) et les 20-64 ans (majoritairement actifs), est significativement aggravé. D’ici 2040, il passera de 37 retraités pour 100 personnes. Aujourd’hui, nous sommes actifs dans la gamme 48-53.