L’OTAN est-elle toujours en état de « mort cérébrale » ?

La Déclaration a électrifié l’immense salle du siège à Bruxelles de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord. L’Otan est en état de “mort cérébrale”, Emmanuel Macron économiste, 7 novembre 2019. En substance, le président français a déploré le manque de réflexion stratégique et de cohérence politique au sein de l’alliance au milieu de forts désaccords entre les États membres.

Deux ans plus tard, le secrétaire général de l’Otan Jens Stortemberg s’efforcera de démentir les propos de l’habitant de l’Elysée à Berlin ce vendredi. L’ancien Premier ministre norvégien prononcera un discours très attendu, où il dressera les grandes lignes de l’avenir de l’organisation qui rassemble les 30 États. Il a travaillé pendant plus d’un an pour redéfinir cette doctrine. Et ce moment est venu. Le « concept stratégique » définitif date de 2010. En d’autres termes, avant l’annexion de la Crimée et la séparation du Donbass dans l’est de l’Ukraine, le niveau de menace représenté par la Russie était élevé. Ce document sera adopté lors du prochain Sommet de Madrid en juin 2022.

En 2019, lorsqu’Emmanuel Macron formulait ses critiques d’écrasement, la Turquie venait de lancer une nouvelle opération militaire de grande envergure contre les troupes kurdes en Syrie, alors qu’elle était un allié occidental. Et le président Donald Trump intensifiait ses piques contre ses partenaires européens et l’organisation elle-même – lorsqu’il était candidat, il était déjà considéré comme “obsolète”.

Service limité. 2 mois pour 1 € sans engagement

Deux ans plus tard, la défaite de Donald Trump a oxygéné les tissus de la salle de réveil. Le nouvel hôte de la Maison Blanche, Joe Biden, lève certaines ambiguïtés de son prédécesseur et rappelle que les dispositions de l’article 5 (défense collective des membres agressés) restent “sacrées”. Soulagement des États membres (Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne) limitrophes de la Russie. L’alliance a ainsi pu mettre en scène un réinvestissement américain avec des photos de famille lors d’une réunion au sommet à Bruxelles le 14 juin. C’est ce jour-là que le secrétaire général Jens Stoltemberg a reçu le feu vert dans l’attente de l’annonce et du démarrage d’une réforme organisationnelle nommée « NATO Proceedings 2030 ».

Risque de concurrence avec l’UE

Pendant ce temps, les négociations battent leur plein. Certains des points les plus sensibles sont : La Chine. « L’un des problèmes qui se pose est de savoir à quel point il va se hisser en tête de l’agenda de l’Alliance, explique Édouard Simon, chercheur à l’IRIS. Dans la déclaration commune adoptée le 14 juin, les ambitions de Pékin ont été présentées comme “un défi systématique à l’ordre mondial”.

Les Américains supplient de ramener la menace de la Russie et de la Chine au même niveau tout en se recentrant sur la région indo-pacifique. Cependant, de nombreux pays européens, dont la France et l’Allemagne, sont réticents. “Ils ne veulent pas que l’OTAN se tourne vers l’Indo-Pacifique”, rappelle Erie Pero, chercheur à l’Université libre de Bruxelles.

Un autre écueil peut mettre à mal la belle unité que recherche Stoltenberg. C’est une compétition avec l’Union européenne. Actuellement, un document intitulé « la boussole stratégique » redéfinit l’orientation de la sécurité et de la défense. “L’OTAN et l’UE travaillent bien ensemble, mais il peut y avoir des chevauchements dans la politique industrielle”, a déclaré Erie Pero.

Dans le cadre de l’Agenda 2030, l’alliance a officiellement lancé en octobre un fonds OTAN d’un milliard d’euros pour investir dans les technologies de pointe. Mais le créneau est déjà occupé par le Fonds européen de défense… “Nous avons besoin de beaucoup d’aide pour minimiser les redondances”, a déclaré Thierry, directeur de recherche à l’Université de défense de l’OTAN, basée à Rome. », a déclaré Tardy.

Cela peut être d’autant plus difficile que la liquidité n’est pas encore à l’ordre du jour entre les partenaires de l’OTAN. “Le manque de dialogue politique mis en cause par Emmanuel Macron économiste Pour signer l’accord AUKUS, « la France n’a été prévenue qu’au dernier moment du raid sur un contrat de sous-marin avec l’Australie. Grâce à la nouvelle alliance militaire derrière elle, entre Canberra, Washington et Londres.

Application L’Express

Analyse de suivi et décryptage où que vous soyez

Téléchargez l'application

Téléchargez l’application

Quant à la Turquie, elle continue de mener des initiatives qui fragilisent la cohésion de l’alliance. Ankara envisage actuellement une coopération entre l’industrie de la défense et la Russie. La Russie est considérée comme la plus grande menace pour l’organisation. Malgré son réveil, l’OTAN est encore proche du coma.

503 Échec de la récupération du backend

Échec de la récupération du backend

Maître Méditation :

XID : 1071903942


Serveur de cache de vernis

avis

Chronique

Crédit : LAURA ACQUAVIVAChristoph Donner

Chronique

Robin Rivaton, essayiste, membre du Conseil d'évaluation scientifique de la Fondation pour l'innovation politique (Fondapole).Robin Rivaton

Journal libéral

"Si ce n'est pas faux quand de nombreux économistes prestigieux viennent dire que c'est le bon moment pour emprunter aujourd'hui, ils s'expliquent pour la mauvaise raison."Considérez Alan Madran.Alain Madelin

Chronique

"Au contraire, la diabolisation n'a pas retardé la montée continue des voix du Rassemblement national, devenu le Rassemblement national."Cela me rappelle Abnousse Shalmani.Abnoussé Shalmani