Loukachenko admet que son armée aide les migrants à entrer en Europe


N.-É.oukachenko plaide coupable… et s’en lave les mains. Le président biélorusse, qui a incarné bon nombre des préoccupations de l’Union européenne au fil des mois, BBC Du palais présidentiel à Minsk le vendredi 19 novembre. Et au moins on peut dire qu’Alexandre Loukachenko n’est pas un adepte de la langue des arbres. Par exemple, le chef de l’Etat face aux journalistes britanniques ne cherche pas à nier son implication militaire dans la crise migratoire qui s’étend jusqu’à la frontière polonaise. Il est « tout à fait possible » que des troupes biélorusses isolées, même non organisées, aient soutenu l’arrivée massive de migrants là-bas. “Notre armée sait que les immigrés vont en Allemagne”, a expliqué Alexandre Loukachenko. “Quelqu’un les a peut-être aidés”, a-t-il encore ajouté, affirmant qu’il n’avait pas l’intention de prêter plus d’attention à son rôle militaire.

“S’ils continuent à venir…”

Cependant, le président biélorusse a formellement démenti être personnellement à l’origine de cet afflux important d’immigrés, essentiellement irakiens. “Je ne les ai pas invités ici et honnêtement, je ne veux pas qu’ils passent par la Biélorussie”, a-t-il déclaré à la BBC. L’Union européenne ne garde pas son opinion secrète dans le cadre de celle-ci. Selon certains de ses représentants officiels, force est de constater que tout a été coordonné par Loukachenko en représailles aux sanctions économiques et diplomatiques imposées à Minsk à l’été 2020. .– Témoin de la réélection contestée du mandant concerné.

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Si Alexandre Loukachenko a continué à démentir cette version de l’événement, il n’a cependant pas caché son programme pour l’avenir : « J’ai dit à l’Union européenne que je ne vais pas le retenir. [les migrants] À la frontière.S’ils continuent à venir (…) je ne les arrêterai pas parce qu’ils ne viendront pas [s’installer] Dans mon pays, mais dans votre pays.” Selon la BBC, environ 5 000 immigrants illégaux se rassemblent toujours à la frontière polonaise. Cependant, des centaines d’autres ont déjà été rapatriés en Irak à leur demande.

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