Manchester City-PSG (2-1) : Bloc défensif abandonné

Il n’y a qu’un seul vainqueur entre Josep Guardiola et Mauricio Pochettino, il est catalan. Pendant 90 minutes ce mercredi, Manchester City s’est montré supérieur au PSG, grâce à ses blocs extrêmement hauts et ses joueurs toujours disponibles. Avec le but égalisateur de Raheem Sterling (63e), le club britannique en attaquera neuf alors que le PSG ne défend que sept joueurs.

Paris n’apparaît pas dans une longue séquence détenue par le Royaume-Uni. Trois attaquants marchent et les citoyens excluent le jeu de gauche à droite. Dans le couloir protégé par Nuno Mendes, la ville crée un surplus grâce à Kyle Walker et Ilkay Gundoan alors qu’Idrissa Gueye et Neymar franchissent l’axe. Toute la défense est aspirée et Achraf Hakimi laisse l’attaquant à quelques mètres.

“Dans ce système, trop de supports relais sont analysés par l’ancien entraîneur du Havre et d’Amiens Oswald Tanchot. Ils doivent gérer techniquement les deux prises latérales et espacement. Je m’explique un peu sur le côté. Mais si vous avez besoin de tout arrêter, c’est très difficile. Le point que l’on sent dans les chiffres : Gueye et Herrera ne touchent que les balles 37 et 35 en un peu plus d’une heure de jeu. C’est à peu près la même somme que Keylor Navas à la même époque. J’étais trop occupé pour rattrape l’attaque de la ville et n’a pas pu revenir assez pour faire sortir le ballon du Havre (71 ballons). C’était un coup sûr).

Des étoiles en retard

Le deuxième but accordé par le PSG traduit aussi l’absence de remplaçant de la star offensive. À la 75e minute, Mbappe, Neymar et Messi se sont relayés pour mettre la frappe de Di Maria hors du cadre. Lors de la phase de transition initiée par la ville, le ballon revient dans le couloir actuellement protégé par Thilo Kehrer. Les Allemands laissent dans un premier temps trop de place à Riyad Mahrez, qui peut se concentrer vers le poste éloigné. Où Hakimi, complètement ignoré par Di Maria, doit gérer le deux contre un.

La qualité technique de la ville fait le reste et le score est de 2-1. La séquence a déjà été répétée lors de la première période. “Il ne faut pas oublier que le côté défensif est aussi collectif”, précise Markinhos en fin de match. J’espère que tout le monde entendra l’avertissement.