Martinique : Appel à la grève générale, quelques blocages sur l’île

Après la Guadeloupe, la Martinique ? Les poids lourds et les taxis vont paralyser une part importante de l’activité économique de l’île ce lundi, notamment à l’appel du syndicat pour protester contre les obligations de vaccination des soignants.

L’accès au port de Fort-de-France, aux raffineries et à plusieurs zones commerciales de la Martinique a été bloqué lundi matin, a indiqué le ministère de la Sécurité publique. Certaines communes ont signalé une confusion dans la restauration scolaire et l’accueil dans les écoles primaires.

La circulation sur les grands axes martiniquais était fluide, a précisé le chauffeur à l’AFP. Pendant ce temps, les transports publics de la communauté d’agglomération du centre de l’île ont averti les autorités centrales des transports qu’ils étaient partiellement perturbés en raison de divers barrages.

Pour les obligations vaccinales

Ces blocages font partie d’un appel à la grève générale lancé par 17 organisations syndicales avec des revendications diverses, telles que la suppression des obligations de vaccination et la suspension des soignants, mais il y a aussi des augmentations de salaires et de traitements. Minimisation sociale et baisse des prix du carburant et du gaz.

Le syndicat a également demandé un soutien total pour le dépistage de la chlordéconémie, une maladie liée au chlordécon qui a été largement utilisée dans les bananeraies de 1972 à 1993 et ​​qui est soupçonnée d’être la cause de nombreuses maladies telles que le cancer de la prostate.

La Centrale syndicale a lancé lundi matin un appel à manifester dans les rues de Fort-de-France. Selon des sources policières, environ 600 personnes étaient déjà présentes à l’église à 8h30 (heure de la Martinique, 13h30 heure de Paris), mais 2 000 à 3 000 personnes se trouvaient dans les rues du centre-ville. De la capitale de la Martinique.

Bien sûr, ces manifestations reflètent ce qui se passe en Guadeloupe. Face aux protestations des laissez-passer de santé et aux obligations de vaccination pour les soignants qui sont vite devenues des violences urbaines, le gouvernement a cherché à réagir rapidement et fermement : un couvre-feu, 200 renforts policiers et une métropole de police militaire envoyée de France. Rencontre du Premier ministre Jean Castex avec le GIGN, Raid, et un élu local prévue lundi soir à Matignon.