Menacé par le plastique, le liège devient résistance

Soutenir! Le bouchon s’est détaché et, à ma grande surprise, c’est du plastique. Pour éviter cette (micro) déception, un nouveau logo apparaîtra sur la contre-étiquette des bouteilles de vins et spiritueux. Une silhouette de chêne entourée d’une garantie de liège recyclable. A l’origine de cette démarche, la Fédération française du liège (FFL), chatouille la fibre verte des consommateurs pour saper le développement du liège synthétique. “C’est une compétition qui a commencé au milieu des années 1990 et qui représente aujourd’hui 15% des ventes”, a commenté le président de la FFL, Nicholas Mensior. L’organisation regroupe une vingtaine de PME qui se partagent un marché estimé à 300 millions d’euros en 2020.

Une copie qui imite les précieuses veines de l’écorce plaît aux producteurs de vin débutants. Bonne raison : les clones polymères valent 30 centimes pour 1 € d’origine. Les puristes affirment que le liège régule la microoxygénation des bouteilles et améliore le nectar. Et les bouchonniers font le pari du développement durable car l’essence est une petite quantité d’eau et s’épanouit sans engrais ni produits phytosanitaires.

Si le liège pousse bien, sa durée de vie augmentera progressivement. Depuis 2010, les industriels ont mis en place leurs propres filières de collecte et de recyclage. À l’époque, contrairement au plastique, l’écorce se détériorait sans être contaminée, nous ne l’avons donc pas forcée à le faire. Pourtant, les passionnés du liège protestent contre la perte de ce matériau noble. “Malheureusement, je n’étais pas intéressé par un grand recycleur comme Veolia, habitué à traiter de grandes quantités de déchets. Je n’ai pas trouvé de partenaire”, regrette Nicholas Mensior. C’est pourquoi les fabricants de bouchons imaginent leur propre système. Ils incitent les consommateurs, restaurateurs et barmans à sous-traiter leurs vieux bouchons à leurs vendeurs locaux (Nicolas, Nysa, Biocoop, Hyper U, Domaine viticole…) ou associatifs (France Cancer, Agir Cancer…).site Internet planetliege.com Répertorie 2500 points de collecte en France.

Service limité. 2 mois pour 1 € sans engagement

“Rien n’est perdu”

Le liège récupéré par la FFL est acheté par le groupe portugais Amorim, leader mondial du liège, pour 350 € la tonne. Jean-Marie Aracil, chef de projet de FFL, a déclaré : Les fabricants de bouchons reversent le produit de leurs ventes à des associations et plantations d’arbres afin qu’ils ne récoltent pas et donnent l’impression de s’enrichir. Cette année, 350 tonnes de liège ont été traitées. Volume encore modeste. Pour dynamiser la démarche, la fédération espère atteindre 6 000 points de collecte d’ici 2024.


Express

Comment pousser un peu plus le bouchon ? Adelphe, association reconnue d’utilité publique et experte des déchets ménagers issus des vins et spiritueux, enquête actuellement sur cette filière qui s’est mise en place sans financement public ni soutien des collectivités locales. .. Une filiale de Citoo, qui réfléchit actuellement à tous les moyens d’amélioration, remettra une copie en avril. Le dosage doit être forcé. La loi de 2020 sur la prévention des déchets exige que la moitié du liège soit collectée, triée et recyclée d’ici 2030, mais actuellement seulement 12 % sont récupérés. De quoi mettre la pression sur le bouchonnier pendant des années.

503 Échec de la récupération du backend

Échec de la récupération du backend

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François Bazin, essayiste et journaliste spécialisé en politique.François Bazin

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