Mission Sirli en Egypte : 5 minutes pour comprendre cette opération militaire française loin des radars

“Avertissez-moi pour protéger”. La devise du renseignement militaire français (DRM) a été critiquée par des critiques plus tôt dans la semaine.En raison de l’opération militaire égyptienne “Sil Remission”, dirigée par Paris, qui fait l’objet d’une enquête approfondie Divulguer des médias indépendantsSi la France a été accusée d’avoir aveuglé l’utilisation du renseignement militaire fourni à l’Egypte : il doit être utilisé dans la guerre contre le terrorisme, car il “tue des civils soupçonnés de contrebande”.

Qu’est-ce que l’opération Saari ?

Selon Disclose, l’activité de renseignement français Sirli débutera en 2016. L’équipe sera secrètement dépêchée dans le désert occidental de l’Égypte, qui couvre une superficie de 700 000 km2 du Nil à la frontière libyenne. Au total, 10 agents seront mobilisés : 4 militaires reconvertis dans le civil et 6 anciens militaires (2 pilotes d’avion et 4 analystes). Ce dernier a été adopté par CAE Aviation. Basée au Luxembourg, la société est spécialisée dans l’imagerie et l’interception des communications, et loue également la pièce maîtresse de l’appareil, l’avion de surveillance et de reconnaissance optique (ALSR) de type Merlin III, auprès de DRM. Un appareil idéal pour le repérage.

“En principe, la mission (…) consiste à scruter le désert pour détecter d’éventuelles menaces terroristes en provenance de Libye”, se spécialise dans les révélations concernant les contrats français ou français. Le site Disclose explique. Le problème, c’est que dans l’opération Sirli, la France, comme prévu, n’est pas un jihadiste, profitant de l’occasion au Caire pour informer les autorités égyptiennes qu’elle utilise pour neutraliser les trafiquants à la frontière égypto-libyenne… affirmant même l’enquête en ligne. médias, citant des “campagnes d’exécutions arbitraires”, des “documents confidentiels de la défense” prouvant l’abus de cette mission.

De quoi la France est-elle accusée ?

« Théoriquement, les données recueillies devraient être recoupées pour évaluer la réalité de la menace et l’identité du suspect. Cependant, les membres de l’équipe ont immédiatement fait passer en contrebande les informations fournies aux Égyptiens. J’ai remarqué qu’elles étaient utilisées pour tuer des civils suspects. , dont ils préviennent régulièrement la hiérarchie, gâchée, malgré quelques échecs sur le terrain. « Les troupes françaises ont été impliquées dans au moins 19 attentats à la bombe contre des civils entre 2016 et 2018 », selon un document obtenu par les médias en ligne.

Cependant, DRM et l’Armée de l’Air s’inquiètent de sur-opérations, comme le montre une note adressée au Président de la République le 23 novembre 2017. -Les ups ne peuvent pas être effectués sans facteurs d’évaluation autres que le premier survol pour lequel ils ont été ciblés. Aussi, l’identification d’un véhicule particulier et l’interdiction qui en résulte peuvent être intéressantes.

Une autre note datée du 22 janvier 2019, préalable à la visite officielle en Egypte avec le président français Emmanuel Macron, devait attirer l’attention du ministre français des Armées, « Preuve de destruction de but détecté par avion. » Il est important de rappeler à nos partenaires que L’ALSR n’est pas un outil de ciblage.” Cependant, il n’a pas signé d’accord ni remis en cause sa mission, “l’armée française Nous garantissons Disclose, qui affirme qu’elle est toujours déployée dans le désert égyptien”.

“Nous avons une mission peu commune, mais loin d’être inédite”, analyse le journaliste militaire Jean-Marc Tanguy. “D’un point de vue technique, c’est une opération presque facile. Le renseignement militaire est toujours pour l’action. Il s’agit avant tout de le désactiver”, rappelle l’animateur du blog. Mammouth.. “Pour neutraliser les groupes terroristes armés, le même type d’avions est utilisé plusieurs fois par jour au Mali”, ont ajouté des experts.

“Ce qui rend ce cas clairement unique, c’est ce que le gouvernement égyptien fait avec les données”, a poursuivi le journaliste, soulignant que l’armée française n’est rien de plus qu’un fournisseur de renseignements. .. “Aucun militaire français qui collecte des informations ne le fait pour tuer des innocents”, rappelle Jean-Marc Tanguy.

Enquête publique et critique au parlement

Dans cette situation de feu, les soldats français ont immédiatement répondu à l’accusation. “L’Egypte est partenaire de la France et, comme beaucoup d’autres pays, entretient des relations dans le domaine du renseignement et de la guerre contre le terrorisme (…) pour la sécurité de la région et la protection de la France. Pour des raisons évidentes de sexe et efficacité, je ne vous en dirai pas plus sur la nature du mécanisme de coopération mis en place dans ce domaine », a réagi dimanche soir le ministère français des Armées. A propos des informations diffusées par divulgation. “

Dans le même temps, les agents de LFI ont exigé la mise en place d’une commission d’enquête au parlement, ce qui a peu de chances d’aboutir. “Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense François Hollande, devenu ministre des Affaires étrangères sous Emmanuel Macron, doit fournir d’urgence des explications aux représentants nationaux”, a déclaré lundi LFI au Parlement dans un communiqué.

“Les commandes d’armes exorbitantes de l’Egypte contre la France pourraient à la fois expliquer la reprise de cette mission et le silence responsable des autorités françaises face aux atteintes aux droits humains coupables de l’administration égyptienne”, a estimé l’agent de LFI. Amnesty International a également vivement critiqué la position de Paris sur les réseaux sociaux.

Concernant la demande de constitution d’une commission d’enquête, le gouvernement déclare que la résolution est inacceptable avant qu’elle ne soit mise à l’ordre du jour s’il considère que son adoption ou son rejet est susceptible d’engager une décision, ou si elle contient une injonction. . D’autre part. Dans ce cas, cela devrait faire l’objet d’un vote en demi-cycle, mais ce n’est pas toujours en faveur de LFI.