Nouveaux protocoles à l’école : comment cela affecte-t-il les parents ?

Cette nouvelle a été accueillie sereinement par de nombreux parents. La règle de fermeture d’une classe pendant une semaine dès qu’un cas de Covid-19 est déclaré a été abrogée. A partir de la semaine prochaine, tous les pairs d’enfants atteints du Covid-19 qui présentent un test de dépistage négatif réalisé dans les 48 heures pourront retourner en classe. Cela a été annoncé jeudi par le gouvernement dans le cadre d’un nouvel arrangement pour contrer la cinquième vague annoncée. “Nous sommes d’accord sur cette mesure, qui évite l’isolement systématique de tous les élèves des classes concernées”, répond Carla Dugo, présidente du Conseil des parents d’élèves. Et la jeune femme d’ajouter : «Mais nous espérions que davantage de ressources viendraient avec.» Cette décision est prise en réponse à la récente augmentation des fermetures de classes. Selon le dernier décompte en date du 26 novembre, il est de 8 890. Il concerne 74 structures scolaires et 21 976 élèves. S’il n’y avait eu aucun changement de protocole, les chiffres auraient certainement continué à monter en flèche …

Le dispositif consistait à faire tester individuellement aux élèves des fermetures systématiques de classe, qui avaient été testées dans 10 départements pendant plusieurs semaines. “Le problème, c’est que nous n’avons pas encore un bilan précis de cette expérimentation car elle est prévue début décembre. Dans de nombreux cas, nous devons marcher et apprendre”, déplore l’Union Jean Remigirard. , Enseignement scolaire et supérieur (Snalc). Cependant, dans le premier rapport, le laboratoire d’analyse était souvent débordé et incapable d’envoyer l’équipe sur le terrain. Par conséquent, le nouveau protocole stipule qu’il est de la responsabilité des parents d’emmener l’enfant dans un laboratoire ou une pharmacie pour des tests si nécessaire. Après cela, ils doivent présenter les résultats à l’équipe éducative. L’équipe éducative n’est plus satisfaite de la simple déclaration de serment. “Le fait d’impliquer la famille me semble une bonne chose, même si nous sommes encore confrontés à de nombreuses inconnues”, estime Jean Rémi Girard.

Tous les parents ont-ils les moyens d’agir rapidement ? “Ce n’est pas évident !”, s’exclame Guislaine David, co-secrétaire générale du SNUipp-FSU, syndicat d’enseignants majoritaires du primaire. , Il n’est pas toujours possible de venir le chercher en fin de journée. Ils voudront peut-être le renvoyer à l’école sans subir de test le lendemain matin. Cela provoquera des tensions. D’autres inégalités peuvent survenir. Par exemple, visiter un site où se déroulent des tests en zone rurale est beaucoup plus compliqué qu’en centre-ville. Autre limitation de la mesure : “Même si l’élève est testé négatif le premier jour, cela ne veut pas dire qu’il ne sera pas positif le lendemain de la période d’incubation”, accuse Guislaine David. Mais on imagine mal demander à une famille de tester son enfant tous les deux jours…

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Des campagnes de tests jugées inefficaces

Qu’en est-il de la vaste campagne de tests qui devait avoir lieu à l’école ? “Celles-ci n’ont pas encore montré leur efficacité. Une fois de plus, le gouvernement n’a pas fourni suffisamment de moyens pour que cela fonctionne”, a répondu Clara Dugot. On est certes loin des 600 000 tests de salive par semaine initialement annoncés par le ministère de l’Éducation nationale. Lors du dernier point sanitaire en date du 26 novembre, la rue de Grenelle a annoncé que le 377411 était proposé. Mais seulement 190 487 ont été fabriqués. Il y a quelques écueils dans le développement à grande échelle de cet appareil. Notamment, le manque de personnel disponible pour réaliser ces activités à l’école. « L’année dernière, des médiateurs ont été appelés en renfort, mais aujourd’hui, il est difficile de les embaucher », explique Gislane David.

Un autre obstacle est l’impossibilité de faire le test sans le consentement des parents. Cependant, le taux de réussite, qui était d’environ 65 à 70 % l’an dernier, est tombé à environ 50 %. « Les familles ne semblent pas mesurer l’importance de ces épreuves, regrette Jean-Remigirard. Elles déroulent les points de participer à ces campagnes aussi à temps et à l’aveugle. Je n’ai pas vu grand-chose qui est perçu.

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Depuis des mois, plusieurs syndicats, dont le SNUipp-FSU et le Snalc, appellent à lancer des campagnes d’information pour inspirer les familles. “On sait que dans certains pays européens comme le Luxembourg, ça a très bien fonctionné”, a déclaré une classe enregistrant au moins un cas de Covid après l’annonce de ce nouveau protocole sanitaire. Guislaine David explique qu’il est très inquiet de lever la fermeture systématique. . Jean Rémi Girard, lui, se dit plus morcelé. “C’est sûr, dit-il, d’un point de vue sanitaire, ce nouveau système est moins sécurisant, mais combien il est important de réduire le nombre de fermetures de classes, non seulement socio-économiques mais aussi pédagogiques. Je le sais. Et le syndicaliste a conclu,” De toute façon, face au Covid, il ne peut y avoir de réponse parfaite.”


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