Nucléaire : Les quatre plus gros réacteurs sont à l’arrêt jusqu’à la fin de l’année


PUne période très difficile pour EDF. Une compagnie d’électricité française confrontée à un nombre inhabituel de pannes de centrales nucléaires a arrêté ses réacteurs de Chooz et Civaux en décembre en raison de problèmes de corrosion le vendredi 14 janvier. A annoncé que c’était fait. Le circuit de refroidissement de secours ne sera pas redémarré d’ici la fin de l’année.

Problématique : Ces quatre réacteurs, les plus gros du parc français, produisent typiquement environ 10 % de la puissance nucléaire française. Selon Europe 1, les réparations nécessitent la commande de pièces neuves et des travaux importants, ce qui allonge inévitablement la période de fermeture. Une panne de longue durée qui peut coûter très cher à EDF craignant des milliards d’euros.

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Série sans fin

D’autres centrales françaises sont affectées par la corrosion de manière moins grave et n’ont pas besoin d’être arrêtées. C’est notamment le cas du réacteur Penley de Seine-Maritime. Mercredi 12 janvier, EDF a annoncé un énième retard sur le site de l’EPR de Flamanville, dont la livraison a été repoussée à l’automne 2023.

Au total, 10 des 56 réacteurs français sont actuellement arrêtés, occupant une part considérablement plus élevée du parc français. Du coup, craignant des pénuries d’électricité, les centrales au charbon tournent à plein régime depuis plusieurs jours pour pallier provisoirement les carences d’EDF. Et cette séquence misérable semble sans issue. Vendredi 14 janvier, les actions d’EDF à la Bourse de Paris ont chuté de plus de 22 % après que la demande du gouvernement de vente d’électricité à bas prix a cessé de prévoir les résultats financiers du groupe Electricité. Aux concurrents.

A 9h16, le titre reculait de 22,36% à 8,03€ et le marché reculait de 0,79% après une panne mécanique lors de la première transaction due à un mouvement excessif.

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