Ourse abattue en Ariège : ce qui attend ses deux chiots


N.-É.Deux fusils ont été abattus après qu’un ours a mordu l’artère fémorale et blessé un chasseur toxicomane dans la commune de Saix dans le massif du Couseran (Ariège) samedi après-midi. Emporté par la gendarmerie en hélicoptère, le corps de l’animal est rapidement censuré et non seulement capable de l’identifier, mais aussi d’en apprendre davantage sur la situation de cet accident présumé. Les chasseurs sont désormais “en danger”, selon la province de l’Ariège, qui a lancé une enquête judiciaire. Mais à sa mort, l’ours était accompagné de ses deux petits.

En plein hiver, comment ces deux jeunes plantigrades inexpérimentés survivent-ils dans les bois et les montagnes sans mère ? de ParisienL’Association Pays de l’Ours, qui œuvre à la conservation des espèces dans les Pyrénées, explique qu’elles ont “9 ou 10 mois et devraient normalement hiverner avec leur mère dans les semaines à venir”.

“Ils devraient pouvoir passer.”

“Ils devraient pouvoir passer, trouver à manger, et évacuer un peu avant l’arrivée du froid, à la seule condition de retourner dans leur tanière sans s’inquiéter à nouveau. “Si tu étais jeune, tu aurais dû aller chercher à eux de les protéger et de grandir un peu avant de les remettre dans leur milieu naturel”, témoigne le réalisateur Alan Raines. Le pays de l’ours, qui suit de près l’issue de l’incident, attend avec impatience les résultats du test ADN de l’ours décédé. L’association soupçonne qu’elle est née en 1997 et qu’il s’agit de Caramel, la fille de Melva. Elle a été tuée l’année même de sa naissance.

Dans les années 1990, alors que les populations d’ours des Pyrénées étaient au bord de l’extinction, la France a lancé un programme de réintroduction des plantigrades de Slovénie. La population actuelle est estimée à une soixantaine dans les Pyrénées, dont une quarantaine en Ariège, ce qui n’est pas suffisant pour assurer la survie de cette espèce.