Paris-Nice, Lille-Marseille… Ces trajets sont systématiquement moins chers en avion qu’en train

Plutôt un train ou un avion ? Des facteurs étonnants sont à l’honneur lorsque les prix des billets montent en flèche moins d’un mois après les vacances. Sur certaines destinations, en parallèle, le coût d’un billet de train SNCF est le même que celui d’Air France, voire supérieur sur un même trajet. Les différences sont parfois même dramatiques par rapport à celles affichées par les compagnies aériennes à bas prix.

Prenons l’exemple de Paris-Nice. Passagers de plus de 26 ans sans carte de réduction. En cas de réservation trois semaines à l’avance, Air France publiera un aller simple à 72 € pour un départ à 1h00 (7h20) le 18 décembre. Dans le même temps, le billet de train est à 115 euros. Le passager, qui quitte Nice à son retour à 6h05 le 26 décembre, paiera 103 euros à la compagnie aérienne. Sur les rails, il dépense 115 euros en chant de coq. Conclusion : En choisissant le trajet le moins cher, nos voyageurs peuvent s’évader pour 175 euros aller-retour chez Air France, mais 230 euros pour la SNCF ! Avantages de ne pas encore considérer la durée du voyage : 1h25 côté avion – ne comptez pas le temps des contrôles de sécurité ou d’arrivée à l’aéroport – pour moins de 6h dans le train. Évidemment, les consommateurs n’ont aucun intérêt financier à utiliser la terre plutôt que l’air, même si les institutions publiques veulent encourager des transports plus respectueux de l’environnement. Pourtant, les chiffres de l’UFC-Que Choisir montrent que l’industrie aéronautique émet 70 fois plus de gaz à effet de serre que le TGV. La législation climatique récente interdit également les vols intérieurs s’il existe une alternative en train en dessous de 2h30. C’est rare.

Bug de la matrice ? pas beaucoup. Paris-Nice ne fait pas exception. Nous avons étudié 10 trajets et comparé les prix de la SNCF, d’Air France et des compagnies low-cost au cours des deux prochains mois. Notre voyageur type est toujours le même. Adultes de 26 à 59 ans réservant 3 semaines à l’avance sans carte de fidélité ni réduction. Si le coût du train reste souvent avantageux, les passagers de l’avion sont gagnants sur de nombreux trajets comme Paris-Montpellier, Lille-Marseille ou encore Paris-Biarritz.

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Les avions sont moins chers que les trains

Dans le cas de Paris-Montpellier, si vous choisissez de partir à 9h30 le 18 décembre de la filiale d’Air France Transavia, l’utilisateur paiera 69 € à l’aller et 100 € au retour à 9h le 26 décembre. Ce sera. Le coût total d’un voyage en train dans l’après-midi est d’environ 202 euros. Il s’agit d’une différence de 33 euros en faveur des avions de courte distance. Soit 1h20 contre 3h20 en train. Qu’est-ce que… vous persuade de prendre l’air. Un trajet Paris-Biarritz à la même date coûte 259 € en train et 233 € en avion. Là encore, l’avantage du temps, c’est le trajet d’1h25 pour les 4h de TGV. Quittez la capitale et dirigez-vous vers Lille-Marseille. Pour un aller simple en milieu d’après-midi du 18 décembre et un aller-retour le 26 au soir, les usagers SNCF paieront 251 €. Celui d’Air France est de 211 euros. Comme vous le savez, le temps de trajet a été encore réduit comme d’habitude. Cela prend 1 heure et 35 minutes en avion, alors qu’il faut 5 heures en train.

Il n’y a pas que l’itinéraire des vacances de Noël qui connaît ce phénomène. Envie de passer le week-end à Marseille le lendemain ? Si vous partez tôt le matin du vendredi 10 décembre et revenez le dimanche après-midi, Air France aura à nouveau un avantage. A la SNCF, le total est de 101 euros, contre 138 euros pour le temps équivalent. Le même phénomène s’applique aux Nantais qui souhaitent se rendre à Toulouse ce week-end. Un départ le vendredi après-midi et un retour le dimanche soir coûte 240 € en train. Cependant, si vous utilisez le trajet de nuit le dimanche soir, la connexion précédente coûtera deux fois plus cher. L’aller-retour en avion, via Transavia, coûte 81 €. À moins que les voyageurs ne veuillent pas passer le week-end dans le train, il est difficile d’imaginer choisir un chemin de fer. Un jeu de correspondances signifie qu’un trajet entre deux villes dure généralement 6 à 7 heures, contre 1 heure et 10 minutes. Passer par l’aéroport. Paris-Montpellier peut être deux fois moins cher en avion qu’en train : le billet aller-retour en Transavia sera à 81 euros contre 212 euros côté SNCF.

Tarifs « attractifs »

Ces voyages pas chers vers Air France ont souvent un point commun. C’est-à-dire qu’il existe des transporteurs à bas prix sur le même itinéraire. Ryanair en Irlande entre EasyJet et Lille et Marseille au Royaume-Uni, Volotea en Espagne entre Nantes et Toulouse, ou Vueling entre Brest et Paris. Ainsi le week-end du 3 décembre, à Nantes-Toulouse, easyJet fera un aller-retour à 61 €, Air France à 84 € et SNCF à 70 €. Pour arriver à Nice le même week-end depuis Paris, EasyJet coûte 69 euros, Air France (124), SNCF (94). L’impact de ces prix cassés ne se limite pas à ces déplacements. “L’avènement de Ryanair et d’easyJet signifie que des compagnies historiques comme Air France ont dû changer leurs tarifs”, nous ont confié des sources dans un comparatif de prix. Même si l’avionneur nie toute concurrence avec la SNCF (le “partenaire” pointé du doigt chez Air France), il pratique toujours des prix “attrayants” sur des liaisons très particulières comme Paris-Montpellier… C’est aussi une liaison TGV. David Marie, directeur commercial d’Air France, a déclaré : Votre compte doit également inclure dans le prix des concurrents comme EasyJet pour certains vols intérieurs. Pour contre-attaquer les compagnies low-cost, Air France se tourne vers sa filiale low-cost Transavia.

« Nous sommes conscients de la concurrence entre les différents modes de transport, et on nous reproche souvent d’être trop chers, notamment lors de réservations proches de la date de départ. à l’avance. “Ainsi, les habitués des chemins de fer interviennent souvent fermement et attendent que la vente commence. J’ai. «Nous avons vendu un million de billets le premier jour de notre voyage de Noël en ligne», explique l’informateur. C’est un prix doux pour les visionnaires, mais pas nécessairement pour les autres. « Par conséquent, notre décision de lancer une nouvelle carte d’avantages », poursuit-il. Cette carte de réduction est disponible au prix de 49 € par an et permet aux usagers SNCF de bénéficier d’un tarif plafond n’excédant pas 79 € sur les trajets plus longs.

Coût d’infrastructure élevé

La SNCF a ses inconvénients dans cette concurrence tarifaire. Il s’agit des coûts d’infrastructure et d’entretien. “Ce n’est pas seulement le coût des péages, c’est un tarif très élevé que les compagnies de chemin de fer doivent payer”, a déclaré Frederick Marty, chercheur en économie au CNRS. Cela augmente les coûts d’exploitation. “Nous soutenons fortement les chemins de fer, où le coût des infrastructures est essentiellement beaucoup plus élevé que celui des avions. L’État injecte 75 milliards d’euros dans le réseau ferroviaire sur une décennie”, a déclaré le ministère. .. Mis en œuvre “pour empêcher certaines entreprises d’adopter une attitude prédatrice en matière de tarifs et de dumping social”.

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Comment? « Nous garantissons que le transport aérien supporte les coûts environnementaux de ses activités. Par conséquent, les entreprises doivent abandonner leurs quotas de carbone. A partir de 2022, des compensations domestiques obligatoires doivent être mises en place. Il y a des compensations qu’Air France a déjà versées… le train. A l’heure actuelle, aucune taxation spécifique sur le kérosène n’est prévue. Le problème n’est pas de pénaliser les consommateurs qui profitent de cette situation.

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