Parti, soutien… Comment Eric Zemmour mène la présidentielle

Dieu a créé le monde en 6 jours. Treize personnes devraient suffire pour tenir une réunion de candidats à la présidentielle. Le 22 novembre dernier, toutes les explications des cadres de Zammuri, le royaume des partisans d’Eric Zemmour, étaient réunies autour d’une même table. Cette poignée d’hommes et de femmes voit le sort de la première réunion publique des polémiques d’extrême droite au Zénith, à Paris, le 5 décembre. C’est à quatre mois des élections des 10 et 24 avril 2022. En 1976, une date a été choisie pour coller à l’anniversaire de la fondation du RPR, où cet ancêtre républicain était censé représenter les droits « réels » d’Eric. Zemmour veut Herald.

L’entourage intime d’un ancien journaliste Figaro Ses conseillers et partenaires sont Sarah Knafo, responsable de la communication numérique, Samuel Lafont, responsable des relations presse, Olivier Ubéda et Stanislas Rigault, président de Génération Z. D’autres inconnus des médias participent également à cette conférence. Parmi eux, deux proches d’Olivier Ubeda : le communicateur politique Louis Marenault et l’ancien étudiant en arts et métiers Paul Rougeron. Était également présente Johanna Humphrey, responsable de l’organisation logistique de la campagne. Le début du secrétariat ? C’est difficile à dire. Ce jour-là, Eric Zemmour n’a pas encore officialisé sa candidature. Il n’y a pas de structure qui corresponde au nom. Cette équipe hétéroclite, souvent composée de profils jeunes et inexpérimentés, a besoin de se précipiter pour construire une machine capable d’accompagner les hommes qui aspirent à devenir président de la République dans quelques semaines… La question du parti reviendra. En urgence avec ses aides.

Eric Zemmour est déjà le président de son futur parti

“L’organigramme de la campagne doit arriver 30 minutes après la déclaration de candidature d’Eric. C’est le nombre imposé”, a déclaré un proche de la polémique, en feuilletant la page de la tournée littéraire. Un moment important qui peut survenir le mardi 30 novembre. “Peu importe comment et avec qui il est acceptable de montrer qu’il est candidat”, a-t-il ajouté. Eric Zemmour hésita. Via le président Jean Frédéric Poisson, le nouveau nom du Parti démocrate-chrétien, a proposé de constituer une coalition sur le modèle de l’UDF. Chaque parti a maintenu sa présence tout en s’appuyant sur une coalition plus large. “Il y aurait eu un Villieriste qui aurait pu réformer le parti, Via, le mouvement conservateur, et l’association des amis d’Eric Zemmour”, détaille son ami Paul Marie Kuto. Sarah Nafo a rejeté l’hypothèse. “Macron s’intéresse aux fêtes depuis février 2017”, s’est-elle opposée. Preuve qu’Eric Zemmour s’inspire de la campagne de victoire de l’actuel président pour se construire. Il a finalement décidé de choisir une soirée très classique. Selon nos informations, un document le désignant comme président de la future coquille du parti, la Société Les Ami Derrick Zemmour, a déjà été signé. Il ne reste plus qu’à le déposer en préfecture. Mais qui, derrière les polémiques, assure le poste stratégique du Secrétaire général ?

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Dans le même document, Stanislas Rigaud et Sarah Nafo seront les deux vice-présidents du parti. Mais personne n’imagine sérieusement le premier étudiant de 22 ans à tenir les rênes du mouvement. Sa position est désormais fragilisée pour le second, longtemps présenté comme le directeur de campagne officieux d’Eric Zemmour.Annonce de magazine sur sa grossesse Choisir Ajoute des critiques récentes sur son rôle hégémonique (qui a offensé les plaintes d’Eric Zemmour et du couple). “Sara Nafo ne peut pas être directrice de campagne. Cela demande de l’expérience et un roster. Enfin, pour pouvoir discuter avec un candidat, il faut aussi un froid affectif avec le candidat…” L’analyse de Jean Frédérick Poisson est obligatoire, mais attention que jusqu’à présent aucune candidature sérieuse n’est arrivée au bureau de son champion.

Le gros reproche maintenant, c’est que c’est plus structuré

La question des ressources humaines au sommet de la campagne s’étend au niveau local. L’absence de référents officiels complique la situation lorsqu’il existe un soutien actif à la constitution de fédérations et à l’identification de candidats potentiels aux élections législatives. Ainsi, en Auvergne-Rhône-Alpes, deux personnes différentes se sont présentées sur le territoire pendant plusieurs jours au nom d’Eric Zemmour, sollicitant l’aide d’élus fonctionnaires. “Le gros reproche maintenant, c’est que c’est plus structuré”, admettent des sympathisants locaux. Il admet que le bazar actuel n’aide pas ceux qui hésitent à rejoindre le candidat. Cependant, certains noms commencent à apparaître. L’entrepreneur Philip Isla Elevich est en charge de l’Ile de France, et les Gilets jaunes outre-mer Benjamin Cauchy est en charge. Pour Philip Miriau, le patron de TV Libertés, le média en ligne d’extrême droite, il est le seul à superviser les régions Pays de la Loire, Centre-Val de Loire et Bretagne. Le 25 novembre, 600 militants du mouvement de jeunesse se sont réunis au Brésil Tropical dans le quartier Montparnasse pour une nuit “Réseau et Unité” présidée par Stanislas Rigaud et l’ancien guide et éclaireur d’UNI (Right-Wing Student Union) Hillerbue. L’Europe . Comment trouver le relais de demain parmi ces jeunes fans.

Mais plus que de structuration, il s’agit plus de spécialisation qu’autre chose. Dans les coulisses, Sarah Nafo s’emploie à braconner des hommes et des femmes ayant une expérience de la politique et de la campagne. Certains conseillers républicains se sont approchés, mais sans succès. “Personne ne veut se mouiller maintenant”, avoue l’un d’eux. La mauvaise séquence de polémiques et de déboires de Zemmour – blâme pour une visite au Bataclan, annulation de réunions à Londres et à Genève – est inutile. Eric Zemmour a une image plus solitaire que jamais dans un sondage accusé de favoriser le radicalisme plutôt que de se déguiser en candidat.

Jean Frederick Poisson est complètement méfiant

Isolement où les rallyes forts ne s’affrontent pas. Son ami Philippe de Villiers, qui devait arriver au Zénith de Paris, a officiellement préféré décliner pour ne pas nuire à la réputation de son parc du Puy du Fou. Ni l’eurodéputé LR ni le philosophe Francis Xavier Bellamy (dont le nom était répandu) n’assisteront à la réunion. “Le fait que personne ne bouge alors que l’événement marque le tournant de sa candidature est très symbolique”, analyse l’observateur de droite. Même Jean Frédéric Poisson le soutient depuis le début, mais préfère attendre avant de confirmer son arrivée. “Nous n’apporterons un soutien définitif à Eric Zemmour que si un accord est trouvé sur la coalition”, a-t-il déclaré à L’Express, qui espère devenir président du comité de nomination de la coalition. Eric Zemmour doit-il se contenter de la présence de l’excentrique député Joachim Son Forget, ancien LREM ?

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Dans la classe d’extrême droite, il ne fallait rien de plus pour raviver la vieille question. Et si Eric Zemmour n’avait pas vraiment conquis le pouvoir, mais s’était contenté de “sports gâtés” ? En juillet dernier, Antoine Diaz, alors porte-parole de l’ami d’Eric Zemmour, résumait à haute voix ce que chuchotaient ses collaborateurs controversés. “Sauver la France ou sauvegarder les droits”. Même s’il n’est pas en position de gagner, l’essayiste comprend qu’aussi bien le Parti républicain (trop mou) que Marine Le Pen (Marine Le Pen) doivent se permettre de ne pas être assez forts pour exploser s’il vous plaît. C’est facile à espérer et plus complexe à réaliser.


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Pierre Assouline, journaliste, écrivain, membre de l'Académie Goncourt, et chroniqueur de L'Express.Pierre Athrine

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