Pêche : Bruxelles demande un permis à Londres


N.-É.Les pêcheurs français attendent toujours. Face à leur tourmente accrue, la Commission européenne a décidé de participer au débat afin d’éviter des conflits plus importants. Mercredi 24 novembre, Bruxelles a demandé à Londres de régler le différend post-Brexit avec la France sur un permis de pêche avant le 10 décembre. “Virginijus Sinkevicius (Environnement et pêche) s’est entretenu aujourd’hui avec le ministre (Royaume-Uni) George Eustice, faisant valoir que le différend sur les permis de pêche prendra fin d’ici le 10 décembre 2021”, a déclaré un porte-parole. “Pour le navire d’échange et les eaux de Guernesey, les travaux sont en cours pour trouver une solution d’ici la fin du mois”, a-t-il déclaré.

La France a crié et a exhorté la Commission à être “plus proactive” pour résoudre ce différend. “Le dialogue a besoin d’un délai, que la Commission doit donner au Royaume-Uni”, a déclaré la ministre de la Pêche Annick Girardin.

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La France demande davantage de permis de pêche sur les îles anglo-normandes à Londres et à Jersey dans le cadre d’un accord post-Brexit signé fin 2020. Les pêcheurs européens peuvent continuer à travailler dans les eaux britanniques s’ils peuvent prouver qu’ils ont déjà pêché dans les eaux britanniques. Cependant, la France et le Royaume-Uni discutent de la nature et de la portée des pièces justificatives fournies.De 1 au totaleuh En janvier 2021, la France a obtenu “plus de 960 permis” pour pêcher dans les eaux britanniques et anglo-normandes, mais Paris sollicite toujours plus de 150 permis, selon le ministère français des Affaires maritimes. 98% de la licence a été demandée.

Londres sera une autruche

Dans la zone 6-12 milles nautiques des côtes britanniques, la procédure pour 40 bateaux récemment mis à l’eau (plus de 12 mètres) pour remplacer des navires plus anciens est tendue. Londres considère qu’il s’agit de nouvelles demandes et refuse pour l’instant de leur délivrer des licences car elles concernent des navires plus modernes et souvent plus puissants. La France souhaite voir le statut d’une trentaine de navires considérés comme “hautement prioritaires” car la plupart de leurs captures sont transportées dans ces eaux britanniques et ne sont plus accessibles. Dans ce cadre, Guernesey n’a accordé qu’une licence provisoire et 58 demandes sont en instance.

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Pourtant, Guernesey, qui renouvelle chaque mois son agrément provisoire, est considérée par Paris comme un “partenaire de confiance” dans les négociations. “Une quarantaine de permis définitifs” devraient être accordés d’ici début décembre, a annoncé le 18 novembre la ministre française de la Mer Annick Girardin.