Pêche post-Brexit : la France a-t-elle cédé à la Grande-Bretagne ?

Paris cède-t-il sa place à Londres en matière de pêche ? “Il n’y a ni abandon ni retrait. Nous continuerons à la fois les négociations et la pression. Nous sollicitons le même nombre de licences”, se défend ce vendredi le secrétaire d’État français aux Affaires européennes Clément Beaune.La veille, le ministre de la Mer Annick Jirarudan Mention d’un plan de compensation pour les pêcheurs qui n’étaient plus en mesure de travailler en raison du Brexit. Déclaration reconnue par les experts comme une reconnaissance de la « défaite » de la France. Cependant, l’Elysée a décidé de se concentrer sur ce problème ennuyeux. Alors que des dizaines de permis provisoires ont expiré fin septembre, Paris a menacé Londres en interdisant aux bateaux britanniques de débarquer et en renforçant les contrôles douaniers s’il n’y avait pas de progrès. ..

La situation s’est finalement réglée après une rencontre entre le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Boris Johnson. Le ton semble être différent aujourd’hui. Face à la difficulté d’obtenir des droits de pêche, notamment auprès des autorités des îles anglo-normandes de Jersey, Annick Jirarudan a indiqué que le navire ne serait pas licencié et finirait par “sortir de flotte” pour dédommager les pêcheurs qui resteraient à quai. De la part du premier parti, l’annonce a provoqué l’effet de la bombe. Aux assises de la Mer à Saint-Poldreon (Finistère), les experts ont complètement rejeté l’hypothèse d’un “plan d’envergure pour détruire un bateau”. Les pêcheurs ont peur d’être sacrifiés sur l’autel de la diplomatie, et la réaction est forte. “La défaite était prévisible (…). C’était une bourde”, a réagi Pascal Delacourt, le patron du chalutier de Granville (Manche) face à Jersey.

Dans la classe des marins en colère, les métaphores se confondent. “La France baisse son pantalon”, a-t-il déclaré. Alain Kudley, président de la Commission des pêches des Côtes d’Amour, lâche le pouce, il faut montrer les dents, ou… « La France a déjà baissé cette exigence. Mais les experts ont l’impression d’abandonner. Ce dont vous avez besoin, c’est de visibilité. Alors je vais être franc avec vous, nous devons être préparés à ces pertes. » leur a dit le ministre. Elle n’a pas pu récupérer le navire et a finalement été complétée par des financements européens visant à soutenir l’issue du Brexit pour dédommager les pêcheurs des “enveloppes de 40-60 millions d’euros. Précis que “mis sur la table” peuvent être jetés.

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La France ne “se rend pas” à la Grande-Bretagne

Pour calmer le jeu, le ministre a passé une heure avec un expert en fin de journée. “La priorité du gouvernement est d’obtenir une licence”, a-t-elle soutenu, notamment en indemnisant ceux qui restent à quai. “Cela ne nous empêche pas de prédire l’avenir du secteur.” Annick Girardin a admis dans son allocution du matin que la France avait peut-être donné l’impression qu’il avait “renoncé”, mais était convaincue que “nous continuerons à nous battre avec les pêcheurs pour que personne ne reste au bord de la route”. Dans la matinée de l’Inter française, le ministre a rappelé ce vendredi que l’aide aux pêcheurs “ne signifie pas qu’on se rend à la Grande-Bretagne”, a indiqué l’Elysée, “actuellement environ 150 licences manquantes. Continue de travailler pour acquérir”. , Désigner le Ministre de la Mer.

Dans le sillage des pêcheurs, la récente déclaration du ministre de la Mer colle aussi au côté politique. « Les représailles pesées pour faire respecter l’accord de pêche se sont en quelque sorte éparpillées sur Jupiter jusque dans la mer. Les pêcheurs ne veulent pas être payés pour mettre le sac à terre, mais exercer leur métier. Je veux », a déclaré le district 6 de Seine-Maritime. Selon une question de France Info, le maire de Boulogne-sur-Mer Frédérick Cubilier a déclaré : « Le plan de sortie de la flotte n’est pas une compensation, mais l’élimination des bateaux. On vide le port et la pêche est la solution ultime. Je crois. “Il y a un besoin urgent d’établir un plan de soutien aux pêcheurs au niveau européen, et la première solution est de retirer le bateau de sa capacité de pêche car il n’est pas licencié”, a-t-il déclaré. Et les mettre au rebut'”.

La France demande 150 licences supplémentaires

A quelques mois de l’élection présidentielle, la France voulait se démarquer sur le thème de la pêche, mais il semble désormais qu’elle envisage un scénario moins flatteur. Certes, cette question est plus importante politiquement que financière, mais ce secteur représente moins de 0,1% de l’économie de chaque pays. “Les problèmes de pêche sont à l’origine de grandes émissions qui transforment souvent les chaînes en loisirs”, a déclaré Catherine Sarah Bernard de l’Université de Cambridge dans une interview à L’Express. Selon l’accord Brexit signé entre Londres et Bruxelles fin 2020, les pêcheurs européens peuvent continuer à travailler dans les eaux britanniques s’ils peuvent prouver qu’ils pêchaient auparavant dans les eaux britanniques. Cependant, la France et le Royaume-Uni discutent de la nature et de la portée des pièces justificatives fournies.

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Dans les domaines encore en litige, les gouvernements de Londres et des îles anglo-normandes ont jusqu’à présent accordé près de 220 licences perpétuelles. Selon le décompte de l’AFP, la France demande toujours environ 150 autorisations (contre 170 il y a un mois). Annick Girardin a fait état d’avancées, notamment sur Guernesey, mais a dénoncé l’attitude des îles voisines, voyant qu'”il est clair que Jersey ne respecte pas l’accord du Brexit”. Elle a rappelé que 46 demandes de permis n’avaient pas encore reçu de réponse et que 52 permis avaient expiré le 31 octobre. Environ un quart (environ 20 % du montant) des captures françaises (hors Méditerranée) provient des eaux britanniques riches en poissons.


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