Pourquoi dis-tu « grand-mère » au lieu de « grand-mère » ?

Nous avons tous appris cette règle sur le banc de l’école. Le “e” est une marque féminine. Arbre vert? Pomme verte. Un médecin compétent ? Un professeur compétent. etc. Cependant, l’adjectif « grand » ne respecte pas cette règle. Plus précisément, nous ne respectons pas systématiquement. Quand je parle de ma sœur, tout change dans ma famille. L’enfant n’a pas de grand-mère, mais a une grand-mère. De plus, il n’a pas de grand-tante, mais il a une grand-tante.

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Pour comprendre l’origine de cette étrangeté, il faut la connaître à cette époque de Ancien français (environ IXe-XIIIe siècles), certains adjectifs ne prenaient pas le féminin -e. Ensuite, nous avons parlé de “fortes pluies”, de maladies “mortelles” et de femmes “gentilles”. Cependant, ces adjectifs sans « e » au féminin étaient si peu nombreux qu’ils ont finalement accepté un vote majoritaire. Au fil du temps, la pluie est devenue “forte”, la maladie est devenue “mortelle”, et la femelle est devenue “gentille”. De même, je m’ai vu apporter un gros sabots, mais l’adjectif s’épelait avec t, donc la “grande” maison a remplacé la “grande” maison.

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Ceux qui ne dorment pas derrière la classe me poseront certainement une question : pourquoi l’homme n’est-il pas « subvention » et « grand » et « subvention » ? Par conséquent, ouvrez les parenthèses ici pour résumer les deux explications fournies par l’historien de la langue.Premièrement, ce changement est cohérent avec l’étymologie du latin et au-delà grandir Il a lui-même pris -d. Deuxièmement, il a permis d’établir des liens avec d’autres mots de la même famille, tels que « grandeur » et « croissance ».

Fermez les parenthèses et revenez à la première question. Pourquoi dit-on encore « grand-mère » (1) au lieu de « grand-mère » aujourd’hui ? En fait, la réponse est simple. Dans ce cas particulier, une grande femelle conserve son ancienne forme. Comme papy, en un sens « mamie » a résisté ! Dans ce cas, elle n’est pas la seule. Vous remarquerez certainement que de nombreuses villes conservent la rue principale. La rue principale peut croiser la route principale et la Grand Place. De même, les marins peuvent lever la grand-voile. Des catholiques qui ont faim en grand nombre pour devenir très affamés…

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Pour compliquer encore les choses, vous pouvez vous arrêter là, sauf que “gros” n’est pas toujours un adjectif. Il peut également s’agir d’un nom s’il décrit une personne ou une entreprise qui revêt une importance particulière. Dès lors, on parle de « la grandeur du film » ou de « Grande Espagne » (lettres majuscules) et évoquons des membres nobles. Mais ne vous attendez pas à ce qu’il corresponde toujours. Prendre “Grand Croix”. Compte tenu de la dignité prestigieuse donnée par la Légion d’honneur, ne mettez pas le -e au féminin et le -s au pluriel ! Ecrire “Grand Croix” pour préciser Larousse. Par contre, si vous voulez faire référence à des personnes qui ont reçu cette distinction, il vous faut une grande croix. C’est facile?

Plus simple (mais) : “Grand”, comme nous le savons tous, reste invariant lorsqu’il est présenté sous la forme d’adverbes, qui font partie d’un discours avec lequel nous ne sommes jamais d’accord. C’est pourquoi Tell dit : « J’ai les yeux grands ouverts », en lisant de la plume de Daniel Pennac « Je l’ai ramené à la porte grande ouverte » (cité par Le Robert).

Toujours sur les problèmes d’orthographe, notez que tous les mots composés de “grand” ne sont plus coupés et apostrophes comme avant (bien que l’académie française suive l’ancien usage des grands-mères. Acceptez). Aussi, comme pour notre célèbre grand-mère, personne n’est d’accord pour mettre au pluriel -s, comme l’expliquent les orthographes naïves spécialistes de la malice et de la sagesse. Selon Immortals, il faut écrire « grand-mère » (de « s » à « grand »), alors que Larousse accepte l’une et l’autre forme, tandis que Le Robert inclut « grand-mère » (dont deux « s »). ) est recommandé. Enfin, découvrez qu’une même anarchie amusante règne sur les multiples “vente principale”, “tante”, “grand-mère”…

Nous pouvons être offensés. Cette incertitude peut également être considérée comme une bonne nouvelle. Après tout, quelle que soit l’orthographe que vous choisissez, ce n’est pas trop difficile de trouver un dictionnaire qui prouve que vous avez raison.

(1) L’ordre des mots de l’ancien français n’est pas figé, et les grands-mères peuvent également être vues sous la forme d’ancêtres.

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