Pouvoir d’achat : qui sont les gagnants et les perdants de l’ère Macron ?

L’étiquette “président riche” continue de coller aux Basques d’Emmanuel Macron Comme le pansement du capitaine Haddock. Le gouvernement peut féliciter les résultats des politiques, notamment sur le pouvoir d’achat des ménages les plus pauvres, mais il ne peut échapper au débat. Une étude de l’Institute for Public Policy (IPP), publiée ce mardi, a certainement commencé à jeter de la chaussée dans les mares. Selon les estimations de l’IPP, les mesures prises par les cadres ont certainement amélioré le niveau de vie des ménages depuis cinq ans au total. Cependant, les grands gagnants sont les plus riches (+ 2,8 % pour les 1 % les plus riches) et les 5 % les plus pauvres stagnent ou baissent à – 0,5 %.

Le résultat inverse à celui présenté par Bercy début octobre dans l’annexe au projet de loi de finances 2022. Selon ce « bilan de redistribution des mesures prises depuis le début du quinquennat jusqu’en 2022 », 10 % ont été les gagnants des politiques gouvernementales les plus pauvres, avec une hausse de 4 % du niveau de vie, mais les plus. 10 % ne l’auraient augmenté que de 2 %. Un écart qui rappelle la polémique qui opposait déjà Bercy et l’OFCE. Début 2020, l’organisation Pouvoir d’achat Il s’agit de la plus modeste depuis le début d’un quinquennat, sévèrement démenti par le ministre de l’Économie Bruno Le Mer.

Cette différence s’explique d’abord par la présentation de ces citations. Les PPI sont sous forme de percentiles (les ménages sont divisés en 100 parts égales selon leur niveau de vie), et ceux du Trésor sont sous forme de décisifs (divisés en 10 parts égales).Une image très détaillée de la réalité. En prenant les nombres PPI sous forme de déciles, la différence entre les deux estimations semble déjà un peu moins perceptible. Le pouvoir d’achat des 10 % les plus pauvres augmente d’un peu plus de 1 % et celui des 10 % les plus riches augmente d’un peu moins de 1,5 %. Un peu discret… mais existe toujours.

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Prendre en compte les mesures votées pour le dernier quinquennat

Les différences restantes s’expliquent par la méthodologie utilisée pour effectuer ces calculs. “Les modèles mathématiques utilisés sont complexes et basés sur des choix et des outils potentiellement différents. Ils n’utilisent pas forcément les mêmes données ou les mêmes champs, et les hypothèses peuvent être différentes”, explique Chloé Lallemand, économiste de l’IPP. La première différence est que l’organisation a choisi de se concentrer sur les mesures effectivement votées au cours de son quinquennat. Le Trésor, qui a été voté à la précédente majorité, a intégré des mesures entrées en vigueur en 2017 et 2018, comme la généralisation des chèques énergie et la réévaluation de certaines prestations sociales. En revanche, elle a été exclue du champ des mesures d’analyse résultant des négociations entre partenaires sociaux, comme l’augmentation du taux de cotisation Agirc-Arrco que l’IPP a intégré dans le calcul.

Une autre différence majeure est que les deux analyses ne considèrent pas l’augmentation d’échelle d’une mesure particulière de la même manière. Ainsi, le PPI intégrait la taxe foncière jusqu’en 2023, contrairement au Trésor public qui a été suspendu en 2022. L’impact des hausses de taxes sur le tabac et l’énergie n’est pas comptabilisé de la même manière. Deuxièmement, par exemple, le Trésor estime que l’impact prix a été amorti par l’entreprise, qui en aurait absorbé une partie. Dans ce cadre, le PPI a choisi une autre hypothèse, l’hypothèse de l’écho total.


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En toute transparence, l’organisation a décidé de faire fonctionner le simulateur en reprenant les choix méthodologiques du Trésor. Encore une fois, l’écart se réduit, mais il ne se réduit pas. Au cours des cinq prochaines années, le niveau de vie des personnes les plus pauvres est passé à 3 %, tandis que le niveau de vie des 10 % les plus riches reste à peu près le même. « Nous avons également été confrontés à des contraintes techniques, comme l’accès à des données spécifiques, explique Chloé Lallemand. « La source de données peut être différente, confirme Bercy. Il mentionne également la différence entre les coûts des chèques énergétiques et la modélisation des primes d’activité. Un sac à nœuds qui rappelle que si les chiffres sont indispensables à un débat démocratique, il faut toujours les prendre avec des pincettes !


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