Président : Et si le pire ennemi d’Emmanuel Macron s’appelait « Covid-19 » ?

Et si c’était lui, le rouage au bord de la reprise économique, et donc la présidentielle ? Lors d’un déplacement au CHU de Montpellier, le Premier ministre Jean Castex a expliqué vendredi que “nous sommes face à une reprise de l’épidémie en France”.La nouvelle vague épidémique n’est pas encore apparue, mais “l’augmentation est réaliste. [et] Les hospitalisations se multiplient”, a prévenu dimanche le ministre de la Santé Olivier Véran. Dans JDD..

Depuis la rentrée, le Covid ne sature plus l’espace de discussion et médiatique. Le voilà de retour dans le débat, pas seulement en France. Jeudi, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé un avertissement, brandissant le nombre de décès potentiels de 500 000 en Europe d’ici février si rien n’était fait. De quoi amener les cadres à prendre l’initiative. Incertitude sur les lignes politiques à suivre, les électeurs visés, et les identités des futurs adversaires du prochain président élu à la présidentielle, l’ajout d’une reprise significative de l’épidémie va sérieusement frustrer la majorité de la situation. Le rebond du Covid est “d’avertissement” et est garanti par l’Elysée.

“Protection, transformation, réforme”

Face à cette dégradation sanitaire, le chef de l’Etat s’adressera aux Français mardi soir. Quel genre de costume porte-t-il ? A-t-il été abondamment mis en scène par ses collaborateurs ces derniers mois du président de l’épidémiologiste ? “C’est normal qu’il donne des consignes d’hygiène”, se défend le conseiller du Premier ministre. “Il y a des attentes très fortes quand le président parle de Covid”, poursuit Sylvain Maillar, adjudant à Paris, dans le même sens. Le 12 juillet, dans son discours de clôture, le chef de l’État a également été nommé, liant les injonctions de vaccination et instaurant un parcours sanitaire avec le discours de participation à la campagne, « pour l’indépendance » et « conquérante » de la France, « unie ».

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A l’Elysée, les deux discours ont été conçus sur le même modèle. “Le 12 juillet, nous parlions des revenus des jeunes et du plan France 2030. Les deux ont été annoncés depuis. La même politique aujourd’hui. Protection, transformation et réforme.” la question de la troisième dose en particulier. Les campagnes de rappel entre les personnes de plus de 65 ans et les personnes souffrant de comorbidité peinent à avancer. Cependant, l’admission à l’unité de soins intensifs se fait principalement par des personnes non vaccinées. Par conséquent, les cadres tentent de persuader le dernier rebelle. Rien que vendredi, Doctolib compte déjà environ 65 000 réservations, soit un tiers. Enregistre et indique que le choc électrique souhaité fonctionne déjà.

Alors que le nombre de bronchiolites et de grippes saisonnières augmente, le gouvernement entend faire preuve de pédagogie en rappelant avant tout les gestes barrières. Les partis d’opposition ont déjà blâmé le “chèque en blanc” remis au gouvernement par des agents pour la prolongation du pass sanitaire jusqu’au 31 juillet 2022, mais la stratégie adoptée évite pour l’instant de nouvelles restrictions. .. Le Conseil Santé et Défense, organisé mardi, doit déterminer la modalité définitive. “Je ne sais pas si c’est juste une déclaration d’accompagnement”, veut-il croire à un substitut majoritaire pour sa part quand il s’agit de la durée de son discours. Surtout à l’approche des vacances de Noël, il faut tourner la vis.

“Il a gagné le pari”

Mais il ne fait aucun doute que le président semble encore seul coincé dans la gestion de la crise sanitaire. Le chef de l’Etat souhaite également évoquer les futurs plans de reconstruction et les réformes en cours. La nouvelle sera-t-elle annoncée ? L’Elysée laisse planer le doute. Autoproclamé « maître horloger » en 2017, Emmanuel Macron utilisera également le calendrier à son profit. Dès lors, le président français de l’Union européenne en janvier devrait lui permettre de montrer sa foi en l’Europe et en la vision de la France dans le monde. Pendant ce temps, ses opposants surfent sur le souverainisme à la mode de gauche à droite. Les collaborateurs du président le répètent à l’envi : le chef de l’Etat réformera “jusqu’aux 15 dernières minutes”.

Il faut donc faire attention à la santé, mais le gouvernement préfère toujours mettre l’accent sur le retour à une vie normale qui profiterait aux Français. Possibilité de se satisfaire d’une campagne de vaccination et d’un pass sanitaire réussis. « Le président prend des risques avec un laissez-passer et insiste sur le conseiller du ministre. C’était courageux, sans parler de considérer les aspects réfractaires de chacun. […] Il a gagné le pari. Les Français sont vaccinés, et même ceux qui le critiquaient ne sont plus vaccinés. Souvenez-vous : en novembre dernier, nous parlions de tout fermer et de reporter le Black Friday ! Les choses n’y sont pour rien aujourd’hui. ”

Ennemi, véritable inconnu ?

Pour le rang majoritaire, on choisit aussi l’optimisme. “Le sujet du Covid occupe l’esprit, mais je n’ai pas conscience de la menace”, a déclaré François Patriat, le patron de la sénatrice LREM. « Nous sommes sur une bonne voie et il y a beaucoup de Sylvain Maillar. Les Français sentent que la crise est assez bien gérée. Je dois dire : nous sommes dynamiques, le taux de chômage d’avant crise a retrouvé un fort investissement […] Nous devons maintenir ce capital. ”

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A cinq mois de l’élection présidentielle, d’autres ballets ennemis seront scrutés par les collaborateurs du président. Source d’inquiétude ? Ce n’est pas vraiment le cas, selon les clients piétons du Sénat qui font le casting. Xavier Bertrand ? “Je l’appelle Plastic Bartland. Si c’est lui, on le mange cru.” Socialiste ? “Il vous faudra un microscope et une pince à épiler pour les trouver… ils n’ont ni lecteur ni programme.” Yannick Jadot ? “Il est en permanence en clivage et non en unité.” Arnaud Montebourg ? “Faux. Il essaie de devenir un shevenement sans succès. ” Et Eric Zemmour ? “Macron s’est rendu compte plus tôt que quiconque qu’il n’aimait plus les partis politiques. Zemmour fait de même. Pour l’instant, il faut. Mais fera-t-il de son mieux ? […] L’inconnu dans l’élection, c’est l’ennemi », conclut François Patriat.


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