Président : Faut-il mettre fin à une université unique, comme le souhaite Valérie Pécrès ?

Régulièrement, une seule université revient dans le débat public, accusée d’être l’une des causes de la maladie dont souffre notre école. Fondée par la Réforme Hubby en 1975, ses ambitions non seulement emmener tous les enfants jusqu’à la fin du collège et offrir plus d’opportunités professionnelles, mais aussi les intégrer avec succès dans le pays à travers des années d’école. donner accès au savoir. Cependant, ces avantages apportés par une seule université sont difficiles à évaluer et certainement moins que l’apprentissage du français ou des mathématiques.

Face à cette question pour une seule université, la réalité des rapports gains/effets associés à sa création est interrogée. Comme nous le comprenons, les avantages vont au-delà des possibilités théoriques offertes à tous ceux qui bénéficient de l’école dans la construction d’une expérience et d’une culture communes.

Les effets pervers se voient dans les difficultés rencontrées par les enfants, tout d’abord dans les difficultés rencontrées par les enfants de la classe ouvrière. Parce qu’ils sont déclassés (1). Forcée par les cartes scolaires, la présence de certains élèves amène d’autres à fréquenter les collèges, à exiger plus d’attention de la part des enseignants ou à interférer avec les cours par un comportement inapproprié. Tout cela est très réaliste et ne doit pas être nié. Il est nécessaire de soutenir ces étudiants dans et avant le collège.

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« Cela se fait en amont de l’université.

Cependant, certains pensent que les extraire permettra inévitablement à d’autres d’évoluer dans un environnement scolaire apaisé. Cela nous amène donc à séparer les jeunes, à orienter en amont, et à proposer des cours particuliers aux enfants démunis. Et ajouter quelques heures de français et de maths à une sixième année différenciée ne change pas grand-chose. Des années d’expérimentations basées sur la pédagogie classique à ma fondation, pour ne pas avoir à parler d’un groupe de besoins français (un “groupe de niveau”) composé de huit élèves chacun.), Et finalement abandonné. Surtout, les étudiants dans le besoin n’ont pas progressé, ou ont peu progressé… en fait, ça se joue en amont de l’université.

Les enfants plus difficiles identifiés par les enseignants dès les premières années du primaire, plus dans un domaine particulier, ont besoin d’un accès systématique à un accompagnement individuel et à un suivi assuré par des spécialistes au sein du Rased (2). .. Ou, si le trouble diagnostiqué le nécessite, faites-vous suivre par un orthophoniste ou un psychologue. Mais bien qu’essentiel à la véritable politique de justice sociale, le professeur de Rased est sous Sarkozy depuis cinq ans pour des raisons budgétaires, tout comme la pénurie de psychologues et d’orthophonistes. , Encore aujourd’hui, il y en a moins qu’en 2008. Il n’est pas rare que ces régions doivent attendre un an pour obtenir une réservation.

Plus tôt un handicap est découvert et traité, meilleure sera l’école et donc meilleure sera l’intégration sociale. Autoriser un petit nombre dans le Réseau d’éducation prioritaire (REP) et les CP et CE1 des REP+ va dans ce sens, mais au-delà, on commence à envisager l’éducation du savoir et à investir dans le travail des enseignants professionnels. Ces enfants dès leur plus jeune âge seront un investissement bénéfique pour les écoles et la société en général. Donc, si vous voulez construire quelque chose de commun qui fait souvent défaut aujourd’hui, il s’agit de vous débarrasser des difficultés uni-universitaires sur lesquelles nous devons nous concentrer, sans exclure ni séparer. La classe ouvrière ne paie pas les dysfonctionnements du système exacerbés par le savoir-être et les stratégies d’évitement qui favorisent la ghettoïsation (contournement de la carte scolaire ou choix d’une école privée non couverte par cette carte). “Il n’y a pas de mauvaises herbes ni de mauvaises personnes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs”, écrit Victor Hugo. misérable.

(1) Voir Enquête Pisa 2018 et Jean Paul Delahaye, « Le choix de la solidarité pour tous les succès », note de la Fondation Jean-Jaurès en décembre 2015.

(2) Un réseau d’aide professionnelle pour les élèves difficiles.

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Iannis Roder est professeur d’histoire et de géographie en Seine-Saint-Denis, membre du Conseil des sages laïcs, directeur de l’Observatoire de l’éducation de la Fondation Jean Jaurès et responsable de la formation au Mémorial du Rivage.


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