Psychiatrie : Avertissement concernant l’acceptation des enfants dans les unités pour adultes


N.-É.Les enfants nécessitant une psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent peuvent être pris en charge avec des adultes même s’ils ne disposent pas de lit ou d’unité dédiée. Selon Claire Edon et Eric Delemar, cette pratique, qui peut mettre en danger les enfants concernés, doit être évitée en urgence. Les défenseurs des droits et les défenseurs des enfants publient des rapports sur la santé mentale des enfants, Parisien, mercredi 17 novembre.

“Il y a quelques mois, j’ai été prévenu après qu’un enfant de 13 ans a été agressé sexuellement dans un service de psychiatrie”, déplore Eric Delema.

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Selon Claire Edon, la crise sanitaire actuelle a mis à nu les difficultés qui existaient déjà avant le coronavirus. Elle estime qu’il n’y a pas de lits de pédopsychiatrie dans 25 départements. Elle soutient qu’« il est urgent d’agir » et exige que la loi stipule clairement que les enfants ne doivent pas être mélangés avec des adultes dans de tels cas.

Focus sur l’éducation et la prévention à l’école

Cependant, les experts en la matière ne sont pas très alertes.Le plus souvent Viviane Kovess-Masfety, psychiatres et épidémiologistes Parisien, « S’il n’y a pas assez de place en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, les enfants vont en pédiatrie. Elle pointe également le problème fondamental qui est à l’origine de la saturation des services de psychiatrie pour enfants et adolescents. “Ce problème vient aussi du fait que nous l’envoyons aux enfants psychiatriques qui sont confrontés à des maladies mentales de base telles que des problèmes d’éducation.”

Pour la partie pédagogique, Claire Edon et Eric Delema apporteront également la réponse. Leur rapport souligne la nécessité d’une prévention scolaire concernant la santé mentale des plus jeunes.