Recherche (désespérément) 900 saisonniers : les ostréiculteurs de Charente-Maritime manquent de ressources pour les vacances

Ils ont fait de la publicité sur Paul Amplois, Facebook, Instagram et Leboncoin. Cependant, les postes d’emballeurs, farteurs, palettiseurs, manutentionnaires et sangles fournis par Clair’Ostrea ne sont pas tous pourvus. “Cinquante des 150 que nous embauchons sont encore en pénurie”, souligne le bureau de cette ferme ostréicole basée à Lat Lambrad, au cœur du bassin de Marennes-Oléron, souligne Margaux Serie, en charge des huîtres. Mardi 23 novembre, elle a participé, comme les 20 autres employeurs, à un forum traditionnel de l’ostréiculture saisonnière à Lat Lambrad. Un événement parrainé par le département en collaboration avec la Commission Régionale Shell (CRC) 17, Paul Employeur et les missions locales.

Avec un contrat de deux à trois semaines à compter du 10 décembre, vous avez accès à près de 900 emplois (tri, pesage, cerclage, emballage, etc.). « Il y a beaucoup de candidats sur le forum, mais on sait que seuls quatre ou cinq travaillent. La majorité ne donne pas de nouvelles. Heureusement, ils sont encore retraités ou motivés. Il y a un étudiant », précise Geoffrey Guerin, Shipping Manager. à Clair’Ostréa. Ces experts expliquent qu’une fois embauchés, de nombreuses personnes ont abandonné leurs contrats « parfois après quelques heures » et ont décidé que le travail était trop difficile. Pour éviter cela, ces travailleurs temporaires sont généralement fournis avec des dates d’essai.

Aucune compétence requise

De l’avis de l’employeur, les difficultés d’embauche se répètent depuis plusieurs années. Les temps froids et décalés peuvent être décalés. “Une condition physique minimale est requise, mais aucune compétence ou expérience professionnelle n’est requise. Les postes sont ouverts aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Bien sûr, cela peut être intense et le prix est le SMIC horaire. Parfois un peu plus élevé. Sauf pour la stigmatisation que notre profession porte le temps de travail à 66 heures par semaine entre le 1er et le 31 décembre. C’est dans toutes les cabines. Ce n’est pas le cas, mais ça peut faire des économies considérables en peu de temps”, estime Romain Peyraud, responsable de l’installation et des services économiques du CRC17. Image : “Alors que nous travaillons sur un produit noble, notre métier est mal connu. Les huîtres nécessitent trois ans et demi de travail pour être exportées dans 123 pays.”

Pierre (37 ans) réalisera la seconde “cuisson des huîtres”. Cette Roche Fortai, qui cuisine dans un village d’été, veut « voir autre chose et rapporter de l’argent ». Il a été embauché par le forum et commencera le procès le lendemain. Fabienne (1), 48 ans, a suivi une invitation de Paul Emprois. “Je suis au chômage, mais je ne peux pas toucher d’allocations. J’habite à Oléron depuis peu de temps, et dernièrement je n’ai fait que du “noir”. Je suis donc ouverte à toutes suggestions », dit-elle. Depuis trois ans, ce secteur offre aux allocataires du RSA la possibilité de conjuguer emploi saisonnier et revenu de solidarité active. “C’est une chose positive. Certaines personnes semblent vouloir venir travailler un peu plus”, pense le recruteur.