Rugby : le Stade Français au cœur d’une exposition d’art et d’essais au stade Jambouan

Facilité d’utilisation et clichés veulent nous opposer à la brutalité du rugby et à la délicatesse de l’art. Cependant, à y regarder de plus près, les deux ont beaucoup en commun. Le meilleur endroit pour en parler est sans doute le Castres Olympique et Rémy Grosso, l’ancien ailier de Clermont, les cinq sélections de l’équipe de France, et certains au stade Jambouen lors de cette exposition.

“Bien sûr, le rugby est un sport a priori loin de l’affrontement, du combat et de la peinture”, explique le joueur. Mais dans les deux cas, vous retrouverez des gestes artistiques, comme la finesse d’un beau chemin. J’ai l’impression d’avoir frotté l’herbe avec des joueurs qui sont de vrais artistes. “

Remy Grosso devant les tableaux de Leyor Enjoy exposés chez Jean Buan. stade français

Rémy Grosso, 32 ans, dessine autant qu’il peut, y compris pendant le cursus qu’il suit actuellement pour devenir entraîneur. “Quand j’ai un stylo à la main, je gribouille souvent sur une feuille de papier en même temps.”

Cette autoformation, qui lui permet de peindre jusqu’à 6-7 heures par jour, s’inspire souvent des histoires des personnes qu’il dessine. “J’ai réalisé une photo d’une amie à qui l’on a demandé de faire un portrait de ma grand-mère. Elle m’a envoyé un texte de trois pages. J’étais vraiment absorbée par sa vie. Cela me motive. Il en est de même pour le portrait à l’acrylique de Christoph Dominici exposé ici. Je m’intéresse depuis longtemps à son parcours personnel et à sa carrière sportive. J’ai toujours fait l’éloge de ce joueur. Je l’aimais et j’adorais le regarder jouer quand j’étais petit. “”

“Dis-moi l’excitation d’aller au stade”

Le visage de “Domi” a subitement disparu il y a un an, et ses exploits sous le maillot du Stade Français reviennent souvent, selon l’exposition. Il existe également des instantanés de match sur le Web, y compris le toucher, le tacle, la mêlée et les crampons usés. Ceux-ci sont tous de couleur rosâtre.

Les couleurs et les matières que l’aquarelliste Violaines Abatucci, qui vit dans le Var, a dû apprendre à apprivoiser. “C’était un défi pour moi. Je ne venais pas du monde du rugby. Je peins généralement plus d’intérieurs de bistrot, de café, de ville et de ville… là pour l’inspiration et les photos sur internet je ne voulais pas regarder le vidéo, alors je suis allé voir un match de rugby pour m’imprégner de l’ambiance. Je m’intéressais aux objets. Je voulais transmettre l’excitation d’aller au stade. Après, c’était difficile pour moi. C’était d’être rose ! Je n’ai jamais peint en rose, je n’avais pas de tube. Je suis allé en acheter beaucoup. Ça faisait bizarre au début mais finalement Pas mal pour… (le sourire) “”

L’exposition sera reportée de nombreuses fois au cours de la deuxième année de grossesse en raison des restrictions sanitaires liées au Covid-19 et se poursuivra jusqu’à la fin de la saison. Toutes les œuvres exposées y sont vendues, une manière de soutenir les artistes après la période délicate entre le coronavirus et le confinement, lorsque les terres cultivées sont fermées et que les expositions et vernissages ne peuvent plus avoir lieu. 10% des ventes seront reversés à l’association Liban Rose, qui sensibilise au dépistage du cancer du sein et soutient la recherche dans ce domaine.

Exposition d’art et d’essais (Stade Jambouen, 9 Array Charles Brennus-Entrée Porto A-75016 Paris) Ouvert au public de 17h30 à 19h30 le lundi 29 novembre.. Entrée libre. Chemin de santé requis.Dernière admission à 19h