Serie A : la Juventus Turin témoin de la justice italienne dans un transfert suspect

L’« échange » a fait grand bruit fin juin 2020. Quelques heures avant la clôture de la saison, la Juventus Turin enverra Miralem Pjanic à Barcelone pour 60 millions d’euros et déboursera 72 millions d’euros pour rejoindre Arthur. , Et en Catalogne. A ce moment-là, l’opération est appelée car la somme d’argent semble être loin de la valeur réelle des deux joueurs. Cependant, sur le plan financier, les deux clubs peuvent agrémenter leur compte en affichant l’intégralité de ces rentrées de fonds, et côté dépenses, le coût du transfert peut être divisé par les années de contrat du joueur.

On les voit souvent dans le football moderne, mais aujourd’hui, cela vaut plus de 62 opérations comptables similaires pour que certaines équipes italiennes suivent de près la justice à travers les Alpes : 42 d’entre elles ne concernent que la Juventus. Turin, total cumulé de 50 millions d’euros. Selon un communiqué du parquet de Turin, le club est soupçonné de fournir aux investisseurs de fausses informations et de facturer des transactions qui n’existaient pas au cours des trois dernières saisons. Ainsi, quelques semaines après le début de l’enquête de la Fédération italienne de football (FIGC) sur ces mêmes faits, la pression sur les clubs les plus titrés de l’histoire de la Serie A est mise en évidence.

L’arrivée de Cristiano Ronaldo en 2018 est-elle pertinente ?

Les régulateurs des sociétés cotées ont récemment mis en garde contre le problème, mais la brigade financière est passée à l’action vendredi en effectuant une perquisition dans ses bureaux de Turin et de Milan, à la Juventus. Les six dirigeants du club, notamment le juge de paix chargé de cette enquête judiciaire, notamment le président Andrea Agnelli, le vice-président et ancien joueur Pavel Nedved, et aujourd’hui l’ancien directeur sportif Fabio Palachichi du côté de Tottenham, y prêtent une attention particulière.

L’affaire pourrait prendre de l’ampleur, d’autant que la justice cross-alpine s’intéresse au passage de la star portugaise Cristiano Ronaldo dans le Piémont, qui correspond aux trois saisons scrutées. Les cinq Ballons d’Or ont été adoptés par le Real Madrid en juillet 2018 pour 100 millions d’euros et sont revenus à Manchester United trois ans plus tard. Les bonus n’étaient que de 15 millions d’euros et 8 euros.

Ombre de Calciopoli

Ce n’est pas la première fois qu’un club piémontais est la cible de la justice dans les régions alpines. En 2006, quelques semaines avant la Coupe du monde en Allemagne, le scandale du Calcio poly éclate en Italie. Au cœur de l’affaire se trouvait une écoute téléphonique montrant une relation étroite entre Luciano Moggi, le directeur général de Turin, et un responsable de la Fédération italienne de football chargé de nommer les arbitres, faisant suspecter le champion d’Italie de trucage de match.

L’affaire, qui avait été clôturée pour la première fois par le parquet de Turin en septembre 2005, a été rouverte après la saisie de l’action disciplinaire du football italien. Sous la pression des médias et du public, Luciano Moggi et son conseil d’administration vont démissionner. Cinq jours après le quatrième titre mondial de Squadra Azzurra, la Cour d’appel fédérale a décidé de retirer à la Juventus les deux derniers titres de champion d’Italie et de laisser le club en deuxième division avec une pénalité de 30 points. Ce chiffre sera finalement réduit à 17 points après l’appel. Il y a quinze ans, la Juventus était déjà au centre des débats, mais d’autres équipes comme l’AC Milan, la Lazio Roma et la Fiorentina ont également été sanctionnées.