Sous l’influence de la variété Omicron, Wall Street a constaté une forte baisse.


N.-É.La Bourse de New York a connu un « Black Friday » très sombre. Wall Street a fortement chuté vendredi 26 novembre, en raison des inquiétudes suscitées par la propagation mondiale d’Omicron, une nouvelle variante du coronavirus. A 03h00 GMT, le Dow Jones a chuté de 2,56% à 34 888,45 points, l’indice Nasdaq, qui indique la direction des actions technologiques, a chuté de 1,42% à 15 620,19 points, et l’indice plus large S&P 500 était de 1,83%. 4 615,23 points. ..

Les jours entre les jeudis de Thanksgiving et les week-ends, qui sont généralement des jours fériés aux États-Unis, se caractérisent par de faibles volumes de transactions en raison du manque de nombreux investisseurs. Ce plateau clairsemé peut augmenter la volatilité des marchés lors de séances qui s’annoncent mouvementées.

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“C’est juste une peur.”

Wall Street n’est ouvert que pour une demi-séance le vendredi et ferme 3 heures plus tôt que d’habitude à 18 heures, heure de Greenwich. Dès la première bourse, la bourse américaine s’aligne sur les autres grandes bourses mondiales et est actuellement B.1.1.529 avec l’annonce de l’émergence d’une nouvelle variante hautement contagieuse du coronavirus.

Les scientifiques n’ont pas encore déterminé l’efficacité du vaccin anticovid contre cette variante, qui a été détectée pour la première fois en Afrique du Sud. Patrick O’Hare de Briefing.com a déclaré qu’il avait “juste peur” car il n’y avait aucune donnée sur une éventuelle résistance au vaccin et la propagation de cette variante. “Mais le marché a peur d’avoir peur de lui-même aujourd’hui.”

Pour ne rien arranger, les analystes de Schwab rappellent que “le calendrier macroéconomique a été dépouillé des publications d’aujourd’hui et manque d’informations sur les entreprises”, alors regardez ce B.1.1.529. Il n’y a rien pour distraire. “Nous assistons à une rotation vers des actifs considérés comme sûrs, ce qui pénalise les actions, les matières premières et le pétrole et profite aux obligations et à l’or”, a déclaré l’analyste d’Oanda Craig Ahram.

Le tourisme particulièrement touché

Le taux d’intérêt moyen à 10 ans des bons du Trésor américain a chuté de 1,64% mercredi à 1,51% (le marché a fermé jeudi). Les analystes de Briefing.com ont déclaré que la mutation du virus “a alimenté les inquiétudes concernant les restrictions économiques plus strictes et leur impact sur la reprise mondiale” après la pandémie. Ce nouveau développement a lancé une série de secteurs déjà fortement touchés, en bien ou en mal, depuis 18 mois par la pandémie de coronavirus.

Sans surprise, les compagnies aériennes américaines étaient sous pression pour ouvrir Wall Street, et cette nouvelle variante pourrait pénaliser les voyages aériens dans le monde. American Airlines (-8,58 %), Delta Air Lines (-8,99 %) ou Southwest Airlines (-4,92 %) étaient dans le rouge devant la cloche. Toujours dans le secteur du tourisme, les croisiéristes Norwegian (-9,94 %), Carnival (-10,49 %) et Royal Caribbean (-9,74 %) se préparaient à la sanction lors de la séance de vendredi. Chevron (-3,61 %), ExxonMobil (-6,02 %) ou ConocoPhillips (-6,86 %) étaient également en très mauvaise posture suite à la chute des prix du pétrole.

A l’inverse, les fabricants de vaccins anti-Covid Moderna (+ 21,25 %), Pfizer (+ 6,54 %) ou Novavax (+ 8,81 %) étaient prêts au décollage. Il en est de même pour l’exposition pandémique, grâce au confinement et au télétravail, la plateforme Zoom Vidéo Conférence (+ 9,26 %) et le spécialiste du vélo connecté Peloton (+ 4,33 %).

Perte généralisée

Le “chinois Uber” Didi a recueilli des informations auprès de l’agence Bloomberg (6,72 % à 7,57 dollars), selon lesquelles les autorités chinoises ont demandé aux chefs de groupe de commencer le déremboursement. Depuis sa cotation à la Bourse de New York le 30 juin, l’action de Didi a perdu près de la moitié de sa valeur.

En pleine tourmente, dans un contexte de tensions des investisseurs en ce magnifique jour de vente du « Black Friday », certains géants de la distribution aussi. Les chaînes de grands magasins Macy’s (-5,57 %) ou Nordstrom (-6,71 %), comme Gap (-4,68 %), palpitent déjà ces jours-ci. Boeing a plongé (-7,17% à 195,49 $) après que les autorités canadiennes ont informé les avionneurs américains que les candidats au renouvellement des chasseurs canadiens ne répondaient pas aux spécifications, selon certains médias nord-américains.

Seuls Lockheed Martin et le suédois Saab participeront encore à cette candidature.