Test Covid : “Face à la cinquième vague, nous avons à nouveau besoin d’un accès rapide et gratuit pour tous.”

Avec plus de 10 000 nouveaux cas quotidiens, la France n’échappe plus à la cinquième vague de Covid-19. L’incidence, qui a augmenté de plus de 52% en une semaine, est plus du double du seuil d’alerte actuellement fixé à 100 pour 100 000 habitants. Au point de prendre de nouvelles restrictions ? Le gouvernement dit qu’il n’a pas exclu les pistes. Certains ont jusqu’à présent fait valoir que les mesures prises après le 15 octobre, le test dit de “confort”, reviendront à la fin du rachat. Ces tests sont actuellement payés aux personnes non vaccinées qui souhaitent obtenir un justificatif temporaire de leur carte de santé. S’il n’est pas justifié par une prescription ou un suivi des cas contacts, il coûte actuellement 22 € et 45 €.

L’Allemagne, qui a pris une décision similaire à partir du 11 octobre, a retrouvé le libre accès face à une épidémie massive. Des mesures “raisonnables” jugent le professeur d’épidémiologie et de santé publique à l’université de Versailles, San Quentin, Yvelines, Mahmood et Zlake. Il demande le remboursement des inspections pour tous pour surveiller l’épidémie et éviter de nouvelles pollutions.

Express. Aucun remboursement ne sera accordé pour le test “Confort” en France après le 15 octobre.Qu’avons-nous observé depuis ce jour ?

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Mahmood Zlake. Depuis la généralisation des tests, il y a eu un excès de tests multiples pour certaines personnes, et pour obtenir un passeport sanitaire, et ces tests ne sont généralement pas gratuits pour des raisons de « confort ». Mais ce que l’on constate aujourd’hui, c’est que le lien avec le parcours santé pour favoriser la vaccination a cessé de fonctionner. L’exclusion de la liste des tests n’est plus une discussion pour inciter les personnes résistantes à vacciner. Le nombre de tests diminue, mais les nouvelles injections n’augmentent pas. Cela nous permet de distinguer les deux effets de la fin du rachat pour ces tests. L’un est destiné à la recherche sur l’évolution des épidémies et l’autre aux personnes.

Quant à l’épidémie, comme prévu, nous avons constaté que le nombre d’inspections diminuait. Cette baisse a commencé avant la fin du remboursement et a été soulignée depuis cette décision. Cela s’est rapidement transformé en une augmentation du taux de positivité, qui était un indicateur des tests effectués et de la circulation virale.

Cela signifie-t-il que l’incidence peut être sous-estimée?

Oui, de ce fait, le nombre de cas est probablement sous-estimé en France, mais à supposer que la sous-estimation soit temporellement constante, cela n’affecte pas l’étude de la progression épidémique. Cela a un impact plus important sur le nombre absolu de cas détectés et est problématique car cela nécessite des indicateurs fiables si des mesures doivent être prises sur la base de seuils de circulation spécifiques.

Cependant, l’impact sur la recherche épidémique n’est pas le plus grave, et surtout, l’impact du point de vue de la santé publique. Le but de ces tests est de participer au triptyque test-trace-isolat, donc je n’en ai pas beaucoup parlé ces jours-ci, mais c’est une stratégie très importante. Cependant, si vous êtes symptomatique ou en contact et devez soumettre une ordonnance pour effectuer ce test, cela peut être nocif si vous n’avez pas un accès rapide au test en raison d’un diagnostic et d’un traitement retardés. Et tout cela conduit aussi à la propagation du virus.

Ce temps entre symptômes et prélèvements s’est également accru ces dernières semaines…

Oui, Santé publique France le montre dans sa dernière publication. Ce délai est actuellement de 2,5 jours et n’a plus été aussi important depuis la généralisation des tests. Cette période plus large est un vrai problème. Si vous voulez protéger votre population, tout le monde a besoin d’un accès rapide aux tests de dépistage.

Risque-t-elle de réduire les nouveaux rendez-vous de vaccination ?

Je ne comprends pas le lien entre les deux. Par exemple, le test peut supposer que le chemin de santé n’est pas validé. Par exemple, vous pouvez envisager un test gratuit qui ne fournit pas de certificat de réussite. C’était l’une des recommandations que nous préconisions. Si le test est positif, appliquez l’approche classique de la quarantaine, du suivi et des soins, si négatif, c’est bien, mais 48h ou 72h pour aller là où un laissez-passer sanitaire est nécessaire. Elle doit être considérée comme une démarche de santé publique, et non comme un outil de vaccination. Et je ne comprends pas pourquoi ces tests ne sont remboursés qu’aux personnes vaccinées aujourd’hui. Cela ne doit pas être considéré comme une politique de punition.

Ce test, ainsi que d’autres mesures, aide à prévenir de nouveaux cas, à contrôler les épidémies et à prévenir les cas graves de Covid-19. Cette population non vaccinée est à haut risque d’infection, d’infection et de forme grave et a besoin d’un accès immédiat aux tests.

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Si le test ne permet pas un pass sanitaire, il s’agit en fait d’un pass de vaccination… êtes-vous d’accord ?

Le carnet de vaccination est une obligation de vaccination déguisée. A part l’aidante, je n’ai jamais eu cette obligation. Mais pourquoi ne pas s’engager sur la voie de la vaccination alors que le pays est paralysé par une épidémie accablante d’un point de vue sanitaire ? Face à une recrudescence des cas et à une forte augmentation des cas, il peut y avoir des décisions douloureuses à prendre…


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