Top 14 : le Stade Français se démarque à Biarritz

Le Stade Français, qui a perdu contre Bialitz (17-14) au terme d’un match époustouflant malgré la météo et a remporté un bonus défensif, reste en bas du classement.

Choses dont il faut se rappeler

Gonzalo Kesada n’aurait pas dû se contenter de l’eau dans le seau et des haut-parleurs préparant le joueur en jouant le chant basque. Cette semaine, le manager du Stade Français a dû prévoir une immense soufflerie et un gros bloc de glace sur la pelouse du stade Christoph Dominichi, un site d’entraînement des clubs parisiens dans le bois de Boulogne. La météo était particulièrement rude ce samedi après-midi à Biarritz, où Paul Gabriyag et ses coéquipiers avaient un rendez-vous de course important à suivre. Dès lors, la pluie, le froid (3°C ressentis), et des rafales proches des 100 km/h ont rendu le jeu compliqué des deux côtés. Les Basques vont contre le vent et participent néanmoins avec succès au match. La percée de l’ouvreur Herron, clôturée par le demi de mêlée Cubelli (11e), entame les discussions sur un bon rythme, malgré les conditions. Paris, mené au score, réagit, mais ne parvient pas à maîtriser sa puissance.

Vialot vire en avant sur un break (10-3), mais reste à la portée du Jambon-beur tant que la faute s’aggrave. La rencontre a semblé basculer sur une tentative de rejet de Beerlot en position de hors-jeu, se transformant en un penalty du Stade Français (10-9, 57e). À la fin, je promets de me couper le souffle. Au terme du mouvement scolaire des trois quarts, Veainu sur son aile droite botte un peu et s’aplatit dans l’en-but (10-14, 68e). La première étape du croisement. C’est parce que Beerlot pousse le Thule Cooker derrière la ligne après une série de centres commerciaux et de tirs au but (17-14, 75e). La pluie s’est calmée. Le public s’enflamme. Le Stade Français perd des points précieux. Son combat pour la survie de son Top 14 n’est pas terminé.

Joueur : Joris Segonds

L’ouvreur du Stade Français a pu améliorer la plupart des ballons qu’il a touchés. Avec une défense tonique et solide, il a récolté les points nécessaires pour rester au contact, notamment avec une pénalité de 53 m (34e) à hauteur de grain.

Numéro 3

Après le revers à Po (18-9), devant son domicile montpelliérain (31-27), le club parisien a continué de s’installer trois fois de suite, faisant chuter le classement.

Point

Biarritz : Deux essais de Cubelli (11e) et Soury (75e). Deux transformations de Heron et un penalty (40e).

stade français : 1 essai de Veainu (68e) ; 3 pénalités de Segonds (34, 46, 57).