Toxines et coquilles Saint-Jacques : les pêcheurs charentais veulent sauver la saison

La campagne de pêche à la coquille Saint-Jacques aurait dû démarrer il y a près d’un mois en Charente-Maritime, notamment dans le détroit de Breton*. Mais les pêcheurs commencent à former un cercle.Problème : Existence deUne toxine de « perte de mémoire » connue sous le nom d’ASP Intoxication par les mollusques et pertes de mémoire.. Elle ne doit pas dépasser 20 mg par kg de viande car elle est considérée comme « à risque » pour la santé humaine. Des prélèvements réguliers révèlent presque tous des taux plus élevés et repoussent la première sortie en mer de 60 bateaux de moins de 12 mètres touchés par cette pêche entre l’île du Le et la côte de Vandé.

Le jeudi 25 novembre, les résultats du nouvel échantillon ont porté le taux d’ASP à 19,4. “Ils sont bons, mais ils sont à leurs limites… J’espère que les suivants seront meilleurs”, résume Philip Michaux, président de la Commission des pêches de Charente-Maritime. Un deuxième test lucratif est en fait nécessaire pour obtenir un permis de pêche. Le prélèvement a été effectué le lundi 29 novembre, et Philip Michaud a indiqué les résultats attendus dans la nuit du mercredi 1er décembre :

“Les coquillages représentent un tiers ou un quart des ventes annuelles.”

Le pêcheur rochelais Romuald Ctanso croise lui aussi les doigts dans l’espoir de “sauver les meubles”. À cette période de l’année, les poissons partent au large. Nous n’avons que des coquillages pour la pêche. C’est un tiers, voire un quart, des ventes annuelles d’une pêcherie qui coûte peu. Il n’a pas encore digéré le faux départ donné aux pêcheurs la semaine dernière. Les bons résultats nous ont permis de mettre les voiles le 18 novembre, avant que les toxines ne reprennent.

Ces experts ont dû jeter à la mer des centaines de kilos de Saint-Jacques. « Nous avons perdu entre 2000 et 2500 €, sans parler du prix et des frais de gasoil, raconte Romuald Coutanceau, propriétaire de deux bateaux. Si le taux d’ASP reste stable et bon, le melon charentais n’aura que quelques semaines pour assurer un coup dur aux écluses bretonnes. La campagne annuelle se terminera quoi qu’il arrive fin décembre.

* L’écluse d’Antioche près de l’écluse bretonne restera fermée aux pêcheurs sandjaks cette année car les niveaux de toxine ASP dépassent régulièrement les 100 mg au cours des dernières semaines.