Transat Jacques Vabre : Rogues et Souben franchissent la ligne en vainqueurs

Matthieu Souben a les larmes aux yeux et Sébastien Rogues a déjà ouvert une bouteille de champagne. Du lundi au mardi soir, peu avant 22 heures en Martinique (3 heures à Paris), après 13 heures de course le 15, le duo a franchi la ligne d’arrivée de la transat Jack Vabre. « Je suis content de te voir ! », déclare Sebastian Rogue. En raison du trottoir, l’affluence n’est pas la même qu’au départ du Havre le 6 novembre. Une cinquantaine de personnes animent l’ambiance depuis le balcon qui offre une vue plongeante sur la baie de Fort-de-France.

“C’est beaucoup de bonheur. Pendant 15 jours, nous avons livré tout ce que nous avions et cela a été récompensé”, a déclaré Sebastian Rogue. “C’est une aventure humaine, une aventure sportive. On en fait la copie parfaite”, poursuit son coéquipier Matthieu Souven. Je goûte le duo. “Ce sont des moments rares dans la vie, il faut les goûter”, clame Sébastien, le premier débarqué. « Et c’est bien d’arriver avant l’Al Times. Ils n’avaient évidemment pas le même parcours que nous (NDLR : plus de 3 700 km). Il a quand même les meilleurs marins du monde. C’est le plus beau bateau du monde, mais ce n’est pas tous les jours de gagner Jack Vabre (NDLR : car il n’y a pas de classement scratch dans la catégorie Ocean Fifty) en arrivant avant Maxi-Trimalan. Et d’abord en Martinique. En devenant, tu peux vivre ce qu’ils vivent à chaque course ! “

Les nuits martiniquaises, la bonne humeur est de mise. Il y a quelques heures, le vol transatlantique de Jack Vabre a viré à une ambiance bizarre, et en fin de nuit en Martinique hier (hier soir en métropole), les organisateurs ont remarqué un potentiel rassemblement de manifestants à la croisée des chemins… ligne. “C’était un avertissement qui soulevait la possibilité d’une détérioration”, a déclaré Caroline Caron, directrice générale de l’organisme. En tant qu’organisateur, notre priorité absolue est d’assurer une arrivée en toute sécurité. « Alors que le protocole stipulant d’arriver à Float environ 30 minutes après le franchissement de la ligne était maintenu, le bateau a trouvé refuge dans le port de Fort-de France, et non sur le quai en face du village d’arrivée. « Ce n’est que ce soir (NDLR : dernier nuit) », explique Caroline Caron. « L’idée était de mettre le bateau dans un endroit fermé et sûr », poursuit-elle. Sur les bases maritimes ou au mouillage de Fort-de-France, plusieurs options étaient envisageables. “”

“Continuer sauf s’il y a un signal d’avertissement”

Si des tensions étaient apparentes, aucun événement n’a bloqué l’arrivée de l’Ocean Fifty Primonial de Sebastian Rogue et Matthew Souven vers 22 heures (3 heures à Paris) sur la Martinique. Le reste de la flotte, notamment Edmond de Rothschild (Frank Cammas et Charles Cordrie) de Maxi Trimaran, Banque Populaire (Amel Le Claire et Kevin Escoffier), ou encore SVR Lazartig (François Gabalt et Tom La Perche). aux yeux du public, vous devez vivre une arrivée et un amarrage « normaux » à quai. « Nous sommes à l’écoute de la mairie et de la préfecture, précise le directeur général. Sauf s’il y a un signal d’avertissement, le protocole se poursuivra normalement. “”

Le village d’arrivée doit rouvrir ce mardi matin, mais des rumeurs se sont répandues selon lesquelles certaines tribunes seraient démolies lundi. « Le village a fermé la porte comme d’habitude à 18 heures, deux heures avant le couvre-feu, explique Caroline Caron. Les exposants locaux n’ont décidé de retirer les objets de valeur tels que les voitures et les écrans de télévision que pendant la nuit. Je n’ai aucune plainte. Tout est ouvert le mardi à 10h. “”

Des grèves générales ont débuté lundi en Martinique par crainte de transmission alors que la Guadeloupe était dans la tourmente. Des manifestations ont eu lieu à Fort-de-France sous contrôle syndical, bloquant des points stratégiques, notamment l’entrée de la zone industrielle. Dans la journée, une centaine de manifestants sont entrés dans le centre du village depuis le transatlantique Jack Vabre. Par conséquent, la crainte d’une collision la nuit dernière n’a pas été définitivement prouvée.