Transat Jacques Vabre : Une arrivée tendue en Martinique où une grève générale commence

Les flotteurs jaunes et bleus de la mer baignée de soleil sont décorés de cartes postales. « La baie de Fort-de-France est l’une des plus belles baies du monde, rappelle Caroline Caron, directrice générale de la Transat Jack Vabre. De la jetée, vous pouvez voir la ligne d’arrivée et tous les bateaux peuvent être amarrés devant le village. Oui, nous voulions venir ici pour faire un concert jusqu’à minuit, c’est impossible, mais ça ne veut pas dire que ça ne réussira pas. Surtout que la fête n’était pas le critère numéro un lorsque nous avons choisi d’arriver à Fort-de France. “”

La nuit suivante (vers 20h en Martinique, 1h en France), le premier bateau franchit la ligne, mais côté Martinique, le cœur n’y est pas toujours. La Guadeloupe est dans la tourmente, mais l’annonce de la grève générale de lundi a apporté une part d’incertitude par crainte de transmission. Des stations-service ont été attaquées samedi, et des blocus et des opérations escargots sont prévus lundi dans plusieurs parties de l’île.

La crainte de manifestations autour du village de Transat est réelle, puisque plusieurs associations ont saisi les tribunaux administratifs pour annuler l’arrivée de Transat Jack Vabre sur la Martinique. Malgré le thermomètre flirtant à 30 degrés, Fort-de-France est loin de l’écume du Havre, où des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées autour du bassin le 6 novembre au moment du départ.

“La fête ne sera pas gâchée”

Les stands d’une trentaine de personnes n’attirent pas la foule. Il ne fait aucun doute que seulement 38% de la population est vaccinée, alors qu’elle a besoin d’un pass sanitaire pour s’approcher d’elle. De l’autre côté de la baie, touristes et locaux investissent dans les restaurants le long des plages du 3 Illet et de l’Ans Alan, mais le village est assez calme. L’arrivée a priori des chefs de course à l’heure du couvre-feu n’apporte pas l’ambiance attendue. « Cela ne nuit pas à l’exploit des marins, dit Caroline Caron.

En mer, il apprend qu’une bataille acharnée s’est livrée entre l’Ocean 50 Primonial (Sébastien Rogues-Matthieu Souben) et le Maxi Trimaran Edmond de Rothschild (Franck Cammas-Charles Caudrelier), ce dernier se déplaçant comme n’importe quel autre bateau de la classe Ultime. . 2 000 milles supplémentaires (3 700 km). Franchir la ligne de nuit promet d’être magique. Mais cela se passe sans foule, comme lors de l’arrivée du Vendée Globe en janvier.

Mais il n’y avait aucun doute sur l’abandon de la Martinique. « Parce que les retombées sont importantes d’un point de vue touristique, précise Caroline Caron. Et en relocalisant la course avec une approche plus responsable et utile d’un point de vue environnemental et social, nous avons voulu arriver à un lieu qui corresponde à ces valeurs. Lorsque Covid est arrivé, nous avons travaillé avec la Martinique, et dépenser de l’argent sur notre territoire a été plus utile. La fête n’est pas gâchée, elle est différente et contrainte, mais c’est un plaisir d’accueillir les marins. “”