Ukraine : Joe Biden double sa menace contre Vladimir Poutine


LMercredi 8 décembre, le président américain Joe Biden a évoqué la menace de sanctions à l’image de Vladimir Poutine lors de l’invasion de l’Ukraine. Joe Biden a déclaré aux journalistes à la Maison Blanche le lendemain. Entretien de deux heures avec Vladimir Poutine.

Si le président démocrate a jusqu’ici exclu l’envoi de troupes américaines parce que Kiev n’est pas membre de l’OTAN, les pressions diplomatiques sur le Kremlin ont été accusées d’avoir tué des dizaines de milliers de soldats à la frontière ukrainienne. .. Kiev a été assisté par le nouveau chancelier allemand Olav Schortz, qui a menacé les “résultats” du controversé gazoduc Nord Stream 2 lors de l’invasion de mercredi.

“Notre position est très claire. Nous espérons que l’inviolabilité de la frontière sera respectée par tous”, a-t-il déclaré lors de son premier entretien après sa prise de fonction. La Maison-Blanche n’a pas explicitement précisé si Joe Biden avait levé cette tactique de pression devant Vladimir Poutine, mais le conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan “donne absolument la priorité à cette option”, a-t-il insisté.

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Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken et le président du Conseil européen Charles Michel se sont mis d’accord mercredi dans un appel “sur la nécessité d’imposer des sanctions rapides et strictes à la Russie” si les escalades militaires s’intensifient. La Grande-Bretagne et la France ont également participé à un concert de voix européen appelant à l’arrestation de Vladimir Poutine. A Paris, le ministère des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a mis en garde la Russie contre les “conséquences stratégiques et massives” de l’attentat contre l’Ukraine.

“Défense” assurée à l’Ukraine en cas d’attaque russe

Dans ce cadre, la Russie a nié une tendance guerrière envers ses voisins, qui ont annexé la péninsule de Crimée en 2014, mais est catégoriquement opposée à l’adhésion de Kiev à l’OTAN. Vladimir Poutine a déclaré mercredi que Moscou avait “le droit de rester en sécurité” et a présumé que c’était un “crime” de rapprocher l’OTAN de la frontière sans réagir.

“Nous ne pouvons qu’être préoccupés par la possibilité que l’Ukraine rejoigne l’OTAN, car cela implique certainement le déploiement d’unités militaires, de bases et d’armes qui nous menacent”, a-t-il ajouté. Lors d’une rencontre avec l’hôte de la Maison Blanche, le chef de l’Etat russe a notamment appelé à une “certaine garantie légale” pour empêcher l’Ukraine d’adhérer à l’OTAN.

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À Washington, Joe Biden a jugé que le « devoir sacré » de le détenir envers les alliés de l’Atlantique n’était « pas aussi bon que l’Ukraine », à l’exception d’une intervention militaire immédiate. Mais il a averti que l’attaque de la Russie contre l’Ukraine renforcerait la présence militaire américaine sur le territoire des États membres de l’OTAN en Europe de l’Est. Le président des États-Unis a également « précisé à l’Ukraine » que les États-Unis fourniraient des « mesures de défense » dans cette affaire. Le porte-parole du Pentagone, John Kirby, a déclaré mercredi que l’Ukraine recevrait “des armes légères et des munitions” envoyées cette semaine dans le cadre d’un programme de soutien déjà approuvé par Joe Biden.

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Fantôme d’un nouveau conflit militaire

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé les alliés occidentaux à le soutenir davantage pendant plusieurs mois, mais a déclaré mercredi que la discussion entre Joe Biden et Vladimir Poutine était “positive”. “On assiste désormais à une vraie réaction personnelle (…) du président Biden dans la résolution du différend”, a-t-il déclaré. Les présidents des États-Unis et de l’Ukraine s’entretiendront jeudi au téléphone.

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Au terme de cet appel, Joe Biden s’entretient avec les dirigeants des “Neuf Groupes de Bucarest”, qui regroupent des membres des pays de l’Est de l’Otan, sur son échange avec Vladimir Poutine et la crainte d’une invasion de l’Ukraine… Ce groupe comprend la Bulgarie, la République tchèque, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie et la Slovaquie.

Les tensions ont accru les craintes d’un nouveau conflit militaire en Ukraine, un pays pauvre d’Europe de l’Est déchiré depuis 2014 par la guerre entre Kiev et les séparatistes pro-russes de l’Est. Kiev a accusé la Russie de soutenir les séparatistes que Moscou a nié. Le conflit a coûté la vie à plus de 13 000 personnes.