Ukraine : un site gouvernemental visé par une cyberattaque à grande échelle


L’L’attaque a eu lieu à minuit du jeudi 13 janvier au vendredi 14 janvier. Certains sites du gouvernement ukrainien ont été la cible de cyberattaques à grande échelle, qualifiées par les gouvernements locaux de “massives” et “mondiales”. En conséquence, le site du ministère de l’Éducation, de la Culture, des Sports, de la Science et de la Technologie et les sites du ministère des Urgences et des Affaires étrangères sont complètement fermés, mais les autres sites ne sont pas significativement affectés.

Si cela n’est pas revendiqué pour l’instant, des cyberattaques se produiront dans un contexte de nouvelles tensions avec la Russie. Moscou, qui a rassemblé plus de 100 000 soldats à la frontière ukrainienne depuis décembre, a des discussions très importantes avec l’Union européenne et les Américains alors que le ton ne cesse de monter entre les deux blocs.

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Avant que le site Web du ministère des Affaires étrangères ne devienne inaccessible, les cyberattaquants publiaient des messages menaçants sur leurs pages d’accueil ukrainiennes, russes et polonaises. “Ukrainiens, ayez peur de vous préparer au pire. Toutes les données personnelles ont été téléchargées sur le web”, a lu le correspondant de l’AFP. Le message comportait plusieurs logos, comme le drapeau ukrainien barré.

“Le site officiel du ministère de l’Éducation, de la Culture, des Sports, de la Science et de la Technologie a été temporairement fermé en raison d’une attaque mondiale qui a eu lieu dans la nuit du 13 au 14 janvier”, a annoncé ce dernier sur sa page Facebook.

L’Ukraine a été la cible de cyberattaques ces dernières années, notamment contre certaines infrastructures critiques en 2017 et contre son réseau électrique en 2015. La justice américaine en octobre, non seulement ces cyberattaques, mais aussi celles qui ont visé le parti d’Emmanuel Macron avant l’élection présidentielle française de 2017 et les Jeux olympiques sud-coréens de 2018, et d’autres dans le monde, a également révélé avoir mis en examen six agences de renseignement militaires russes. .

Le piratage de vendredi n’a pas été revendiqué dans l’immédiat et les autorités n’ont encore inculpé personne, mais à côté de l’Ukraine accusant Kiev et ses alliés occidentaux de planifier une nouvelle invasion du territoire ukrainien, au milieu de tensions croissantes entre la Russie. Plusieurs pourparlers ont eu lieu entre des responsables russes et occidentaux pour apaiser la crise, sans progrès.