Vaccination forcée : les bénéfices économiques de Vincent Pons

Le Covid-19 ne dit pas le dernier mot. Même aux États-Unis, où le nombre de cas augmente anxieusement à l’approche de l’hiver.Le gouvernement fédéral Obligations vaccinales.. Le problème est que de telles mesures ne relèvent pas, en principe, de leur autorité, mais de celle des États-Unis. Mais le gouverneur républicain ne veut pas en entendre parler. Depuis le début de 2020, ils minimisent l’importance des pandémies.

Pour éviter leur opposition Biden Essayer de passer par le secteur privé. Début novembre, il a ordonné aux entreprises de plus de 100 employés de se faire vacciner, et les employés ont refusé les vaccins qui les obligeaient à porter des masques et à être testés chaque semaine au travail. Cependant, cette obligation vaccinale, qui devrait entrer en vigueur le 4 janvier, pourrait ne jamais s’appliquer. Sans surprise, de nombreux procureurs républicains étaient pressés de contester le décret devant les tribunaux.

Au-delà du débat constitutionnel, cette confrontation entre le gouvernement et l’opposition soulève une question fondamentale : Biden a-t-il raison de forcer les Américains à vacciner ? La réponse est claire : oui, trois fois oui !

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Arrêtez le “passager clandestin”

D’un point de vue sanitaire, il faut dire ce que c’est : se faire passer pour la liberté individuelle, non vacciné constitue un danger pour les autres et ils se comportent comme des “passagers clandestins”. En acceptant le vaccin, ils bénéficient des efforts des personnes pour réduire le risque de leur propre contamination. Cet argument peut sembler insuffisant. Après tout, la vaccination contre la grippe saisonnière a un impact positif sur notre entourage, et personne ne songe à la forcer. Cependant, le Covid et ses variantes se distinguent de la grippe par leur gravité et leur taux de reproduction élevé. Les personnes non vaccinées sont plus susceptibles de contracter Covid que la grippe, et plus de personnes tombent malades lorsqu’elles tombent malades.

Outre le risque pour les autres, deux autres facteurs justifient les obligations vaccinales. Le fait qu’il y a peu de risque de vaccination et que tous les autres moyens ont été épuisés. Injections gratuites, campagne d’information : rien n’y fait. Les États-Unis avaient l’un des taux de vaccination les plus élevés au monde au printemps, mais depuis cet été les campagnes de vaccination ont ralenti et il est difficile de convaincre les insoumis, il semble donc maintenant avoir atteint la limite. .. Dans certaines régions du pays, s’opposer à toute mesure contre une pandémie est même devenu une manière d’afficher une identité partisane. Bref, la vaccination volontaire ne suffit pas à stopper la nouvelle vague.

Vaccination forcée, bonne pour l’économie

Économiquement, la taxation des vaccins est peu coûteuse, mais elle présente des avantages importants. Les sondages montrent que de nombreux Américains veulent quitter leur emploi plutôt que de se faire vacciner. En effet, les entreprises qui ont elles-mêmes rempli cette obligation ont connu beaucoup moins de départs qu’elles ne le craignaient. En particulier, en réduisant le nombre de cas, l’augmentation de la vaccination permet d’éviter de nouveaux confinements et de résoudre le problème majeur de l’inflation. La hausse actuelle des prix s’explique par la forte pénurie de l’offre et de la demande de biens de consommation due à l’effondrement du réseau de distribution mondial.

Si la demande de biens est très élevée, elle a remplacé la demande de services. Craignant d’attraper le Covid, de nombreux Américains ont remplacé les restaurants et les sorties en achetant des appareils électroménagers et des articles de sport. En contrôlant la pandémie, les obligations vaccinales rééquilibrent la consommation de biens et services et réduisent les pressions inflationnistes.


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Enfin, politiquement, les bénéfices sanitaires et financiers attendus des obligations vaccinales valent largement les mécontents des libertaires. La hausse des prix et les difficultés rencontrées par Biden dans la mise en œuvre du programme ont eu un impact majeur sur sa popularité. Les élections de mi-mandat ont lieu dans un an. Mais il n’y a pas d’autre facteur qui prédit les chances de victoire d’un parti que le pouvoir d’achat.


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