Val-d’Oise : La dernière maison close d’un quartier résidentiel


“BBonjour. Est-ce un bordel ? Cette question répétitive est venue aider les habitants du paisible Array de Charme à Cergy Le Haut (Val Doors) après les avoir étonnés. Il faut dire que l’affaire qui s’est brassée dans cette impasse et dont le nom lui va bien est atypique. A l’entrée de ce faubourg, une des habitations voisines, véritable réseau de prostitution, a tenu un magasin pendant un an. Reportage Parisien, vendredi 14 janvier. Chaque jour, les habitants assistent au va-et-vient des clients et croisent les passantes. Les faits ont été rapportés aux autorités en septembre dernier. Jeudi, l’habitant, son complice, et le propriétaire de la maison, Emile, 58 ans, ont été déférés au tribunal correctionnel de Pontoise pour proxénétisme aggravé.

Nelly et Jesus ont avoué à la barre que les choses avaient “dérivé” dans leurs deux trentenaires d’origine dominicaine. Au départ, le pavillon était loué par un couple, la chambre était donc servie sur Airbnb. Une partie des revenus devait être reversée au propriétaire qui connaissait la transaction. Or, la résidente s’est avérée être une jeune femme latine en tenue assez nue, qui devait être récupérée à l’aéroport par un couple de proxénètes.

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Texte lourd … réglable

Selon l’enquête, les prostituées, qui pouvaient être jusqu’à six ou sept travailleuses dans la maison, louaient une chambre pour 300 € par semaine.Selon le procureur, l’affaire était de “6 000 euros par mois, par fille. [et même] Jusqu’à 10 000 euros”. Le propriétaire, qui gagnait 4 000 € par mois, a été condamné à deux ans de prison et 20 000 € d’amende. Le chef du réseau a été condamné à 30 mois de prison pour les hommes et 24 mois de prison pour les femmes. Dans les années 1950, c’était une déclaration de porter un bracelet à la maison.

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