“Ventes privées”, “offres privilégiées”… les consommateurs bénéficient déjà d’importantes économies avant vente

Presque toutes les vitrines de la rue du Commerce (Paris XVe) affichent des promotions en majuscule et en couleur. De nombreux passants défilent à la hâte pendant la pause déjeuner ce vendredi de juin. Certaines personnes sont intriguées et s’arrêtent devant l’écran. C’est le cas de Catherine. « Je ne suis pas venu pour ça. Je travaille de chez moi. Je n’habite pas loin. Je cherchais juste l’air frais. Mais la promotion est fascinante. Jetez-y un œil. ».

D’autres avaient un bon parfum. “La semaine dernière, j’ai vu une spéciale chez Pimkie. Je suis venu ici parce que c’est un jour de repos”, explique Douja. Cette chef d’entreprise a trouvé ce qu’elle cherchait. Les ensembles d’été (shorts et tee-shirts) sont à -40%. “J’aime venir avant la vente. Il y a plus de tailles et de choix”, explique-t-elle.

En effet, le phénomène des préventes est en place depuis plusieurs années. En règle générale, la promotion jusqu’au 29 juin (vendue à partir du 30 cette année) est accessible aux clients abonnés ou disposant d’une carte à points. Subtilités : la plupart des magasins exigent que vous vous inscriviez à la caisse pour l’utiliser. Le nom de ce système varie d’un magasin à l’autre. Dans la plupart des cas, ce sont des “offres spéciales” chez André et des “journées super club” chez Pimkie, ainsi que des ventes privées.

Vente cachée … plus beaucoup cachée

C’est aussi un avantage pour la marque. Les clients achètent également de nouvelles collections qui ne sont pas affectées par la promotion. “Je suis tombée dans un piège. Je venais en vente personnelle. Finalement, j’ai acheté un petit top plein de pots”, avoue Elisa, responsable du budget de l’affichage dynamique.

Même intérêt pour ces préventes la veille au centre commercial des Ulis (Essonne). Sylvie est venue exprès. “J’ai trouvé deux blouses à 80 euros à Barton, à Londres. Est-ce que ça vaut le coup ? Mais je n’avais pas de carte avant de les acheter.”

Le gérant du magasin de mode crie ce que tout le monde pense. Ce sont des ventes cachées, dit-elle. Enfin, ils n’y sont plus vraiment cachés.” En effet, vous ne pouvez pas manquer les -20%, -30% et -50% qui s’affichent en grand format allant du rose bonbon au vert pomme dans de nombreuses vitrines.

Les commerçants veulent vendre leur stock de vêtements

A Orsay (Essonne), à ​​quelques kilomètres de là, l’ambiance est différente. Dans le centre-ville, les rues étroites de Paris ne sont pas encombrées et certains passants n’ont pas mis les pieds dans les magasins de vêtements indépendants.

Chez Lovely, petite boutique de prêt-à-porter pour femmes et enfants, la propriétaire Céline gère seule la boutique, ce qui est un peu décevant. “Contrairement au printemps 2020, je n’ai pas rencontré grand monde depuis la réouverture le 19 mai”, a-t-elle déclaré après une nouvelle captivité liée à l’épidémie de Covid-19.

Elle a également mis en place ce système de promotion avant de vendre. “Il faut vendre du stock ! Une grande enseigne dans un centre commercial fait ça, sinon personne ne viendra nous voir”, soupire-t-elle. .. Mais jusqu’à présent, les clients n’ont pas encore afflué dans son magasin.