Violences en Guadeloupe : les cellules de crise interministérielles se réunissent en fin de journée

Le gouvernement suit de très près la situation en Guadeloupe. Les ministres Gérald Darmanin (intérieur) et Sébastien Lecorne (outre-mer) ce samedi après-midi après que le Premier ministre Alexandre Rochatte a annoncé la promulgation d’un couvre-feu de 18 heures à 5 heures du matin vendredi soir.

La colère fait partie des obligations vaccinales du soignant. La mobilisation de l’opposition a été initiée il y a quatre jours par des syndicats et des groupes de la société civile. Après des manifestations et des obstacles sur la route principale, les choses ont commencé à empirer jeudi-vendredi soir. Vendredi, le gouvernement a annoncé qu’il enverrait 200 policiers et gendarmes supplémentaires sur les lieux en renfort. La nuit de vendredi à samedi a encore été bouleversée par les braquages ​​et les pillages.

Réponse ferme

Près de 90 % des soignants de Guadloop sont vaccinés, et le gouvernement estime actuellement que les obligations de vaccination ne sont qu’une excuse pour la violence. “Parce qu’il s’agit avant tout de maintenir l’ordre, nous devons apporter une réponse solide à ces violences”, expliquent des sources gouvernementales.

L’opposition a rapidement réagi à ce qui se passait là-bas et à la réaction des cadres. Sur Twitter, Marine Le Pen, candidate à l’Union nationale, a présumé en Guadeloupe que “le laissez-passer sanitaire constitue une paille à dos de chameau”, citant notamment les problèmes d’eau et les dossiers de Kepone. Le candidat communiste Fabien Roussel, qui sera là dans les prochains jours, a appelé le gouvernement à « prendre des mesures contre cette rébellion pour éviter la vie chère pour apporter une solution aux problèmes soulevés. C’est le chaos.